Revue de presse du 1er décembre 2020

Revue de presse







Psychreg Journal of Psychology, Vol. 4, nº 3, 1er décembre 2020Consacré à la psychologie masculine, ce très intéressant numéro spécial de Psychreg Journal of Psychology présente notamment deux études réalisées auprès d’adhérents de Both Parents Matter Cymru (Pays de Galles) et Families Need Fathers (Angleterre), qui démontrent l’impact de l’éclatement de la famille sur la santé mentale des pères, notamment en raison des restrictions subies dans leurs relations avec leurs enfants et des violences diverses exercées par leur ex-compagne :

  • Barry (John A.), Liddon (Louise), « Child contact problems and family court issues are related to chronic mental health problems for men following family breakdown », Psychreg Journal of Psychology, Vol. 4, nº 3, 1er décembre 2020, pp. 57-66.
    On sait que le divorce et l’éclatement de la famille sont stressants pour toutes les parties. Ils peuvent même conduire au suicide, notamment les hommes. On ne sait cependant pas dans quelle mesure divers facteurs – tels les problèmes judiciaires et les restrictions subies dans les relations avec les enfants – causent du stress et si les niveaux de stress changent avec le temps. La présente étude a examiné les expériences de vingt-neuf hommes qui s’étaient séparés de leur compagne. Les participants ont soumis 408 rapports sur une période de douze mois, qui exposaient 229 expériences stressantes liées à des problèmes judiciaires et 358 expériences stressantes liées aux restrictions subies dans les relations avec les enfants. Mesuré à l’aide du Positive Mindset Index, le bien-être mental de ces hommes était continuellement bas – en moyenne juste au-dessus des niveaux cliniques – tout au long de la période de douze mois et était fortement corrélé négativement aux problèmes judiciaires ainsi qu’aux restrictions subies dans leurs relations avec leurs enfants. Des problèmes de santé physique ont également été fréquemment signalés. Ces résultats en matière de santé mentale et physique à long terme des hommes vivant une rupture familiale appellent les tribunaux et les services sociaux à reconnaître le stress chronique vécu par de nombreux hommes qui se trouvent dans ces situations difficiles et à veiller à ce que les procédures judiciaires soient résolues le plus rapidement possible.
  • Bradford (Richard), « Loneliness, impaired well-being, and partner abuse victimisation of separated fathers in Wales », Psychreg Journal of Psychology, Vol. 4, nº 3, 1er décembre 2020, pp. 42-56.
    Enseignant à l’Université de Bristol, l’auteur a mesuré le bien-être mental ainsi que l’isolement affectif et social d’un groupe de pères cherchant de l’aide auprès de Both Parents Matter Cymru. Leurs problèmes étaient principalement liés aux restrictions subies dans leurs relations avec leurs enfants après une séparation parentale. Leur bien-être était fortement dégradé et leur solitude fortement accrue par rapport à la population générale. Les liens avec neuf variables prédictives ont été analysés : allégations de violence contre le père, faible revenu du père, handicap du père, implication des services sociaux auprès de la famille, inquiétude du père quant à la maltraitance de l’enfant par sa mère ou le nouveau compagnon d’icelle, reconnaissance par le père de son besoin d’un soutien affectif, refus de la mère d’engager une médiation, risque de violence de la part de la mère et restrictions subies dans les relations avec les enfants. Le risque de violence de la part de la mère était la variable la plus fortement associée à un moindre bien-être, à la dépression, à une solitude élevée ainsi qu’à la suicidalité ; venait ensuite le faible revenu, principalement lié au chômage. Ces résultats remettent en question l’idée trop bien établie selon laquelle la violence des femmes envers les hommes serait relativement rare ou aurait moins d’impact.




  • Jacquin (Jean-Baptiste), « Des mesures pour juger les mineurs au plus près des faits », Le Monde, nº 23607, 2 décembre 2020, p. 13.
  • Jacquin (Jean-Baptiste), « Tribunaux pour enfants : une réforme qui passe mal », Le Monde, nº 23607, 2 décembre 2020, p. 13.

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