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Revue de presse du 13 octobre 2017

Revue de presse

  • « Mort d’Angèle : perpétuité et 30 ans requis », La République des Pyrénées, nº 22168, 13 octobre 2017, p. 51.

La République des Pyrénées, nº 22168, 13 octobre 2017, p. 51


Les quatre défis de l’avocat français du XXIe siècleBaisse des budgets de l’État, concurrence accrue, développement du numérique, libéralisation des services juridiques, mondialisation… : « la profession d’avocat est confrontée en ce début de XXIe siècle à des défis considérables » et à une transformation profonde de son environnement. Ce constat a amené le Centre de recherche et d’études des avocats du Conseil national des barreaux et l’Institut des hautes études sur la justice à organiser quatre séances de réflexion pendant l’année 2017 sur la place de l’avocat français dans la mondialisation. Ces ateliers ont donné lieu à un rapport rédigé par Sarah Albertin et Antoine Garapon, respectivement responsable du programme « Régulation de la mondialisation » et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, qui sera présenté lors de la convention nationale des avocats le 19 octobre prochain.

« Le présent rapport tente d’identifier quelques-uns de ces défis et d’imaginer, sinon des solutions, du moins des pistes de réflexion permettant au barreau de les relever de manière constructive. La tentation, en effet, devant de tels périls est le repli sur soi, le retour vers le connu. Les problèmes semblent tellement délicats et nouveaux que même la décision de les soulever n’est, en soi, déjà pas facile à prendre, de crainte, par une sorte de pensée magique, d’aggraver le mal en voulant le soigner. Redoutant de prononcer des prophéties auto-réalisatrices, voire des propos suicidaires, beaucoup préfèrent la méthode Coué. À tort car ce qui est jeu touche à l’identité, voire à l’existence de la profession d’avocat. »

Le rapport propose aux avocats de relever quatre défis pour affronter les obstacles à leur modernisation. Le premier consiste à « gagner en crédibilité », notamment « en encourageant un nouveau rapport à la vérité », en développant les modes alternatifs de règlement des conflits et en renforçant leur politique disciplinaire. Le second vise à « réussir la transition numérique », entre autres par une formation à l’innovation et à la technologie. Le troisième est de « transformer [leur] modèle économique », par exemple en développant de nouvelles sources de financement (financement des contentieux par des tiers, ouverture des capitaux des cabinets, partage d’honoraires) et en mettant fin à la structure pyramidale des grandes firmes. Le dernier est de « construire la communauté des juristes », par une plus grande mobilité entre professions judiciaires et juridiques, ou la création du statut d’avocat en entreprise.

Quel que soit l’intérêt de ces propositions, dont la plupart ne sont pas nouvelles, ce rapport fera très certainement grincer des dents. Il peint en effet un tableau peu flatteur et sans complaisance du système judiciaire en général (qu’on lise avec attention les pages 14 à 25), et en particulier de la profession d’avocat, réfugiée derrière sa déontologie sans se donner les moyens de la rendre irréprochable, restée « à un stade artisanal, aristocratique et ancien » qui la « ringardise » face aux acteurs des nouveaux services juridiques, et qu’« un rapport complexe et complexé avec l’argent » a rendu individualiste et réfractaire au regroupement, tant en interne qu’avec les autres professions du droit. Les auteurs assurent qu’il s’agit d’« un regard crû […], certainement excessif mais, espérons-le, salutaire ». Pour notre part, nous pensons qu’il est bien en deçà de la réalité et que le salut serait davantage dans la mise au pas d’une corporation prospérant sur les malheurs des justiciables.


  • Joignot (Frédéric), « Maître.sse corbe.au.lle sur un arbre perché.e », Le Monde Idées, nº 22629, 14 octobre 2017, p. 5.

  • Rivais (Rafaële), « En s’expatriant, on peut déshériter ses enfants », Le Monde Éco & entreprise, nº 22629, 14 octobre 2017, p. 7.

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