Revue de presse du 15 avril 2020

Revue de presse











  • Morin (Violaine), « École à la maison : parents au bord de la crise de nerfs », Le Monde, nº 23411, 16 avril 2020, p. 14.
  • Morin (Violaine), Urgelli (Benoît), « Les enfants vont perdre deux mois d’école, est-ce un drame ? », Le Monde, nº 23411, 16 avril 2020, p. 14.

La résidence par alternance – disposition où un enfant vit à peu près également avec chacun de ses parents après leur divorce ou leur séparation – est de plus en plus courante dans de nombreux pays occidentaux. Bien que l’attention des praticiens, professionnels et spécialistes du droit et de la famille s’intensifie sur ce phénomène, il n’y a guère de chiffres sur sa prévalence. De plus, les études utilisant des données représentatives à grande échelle quant à ses effets sur le bien-être des enfants sont encore rares. Les données de cette nouvelle étude proviennent de l’enquête Health Behaviour in School‐Aged Children, une enquête transnationale représentative menée en 2002, 2006 et 2010 auprès de 92 886 adolescents âgés de onze, treize et quinze ans dans trente-sept pays européens et nord-américains. Les résultats révèlent que la résidence par alternance symétrique après la dissolution de la famille est encore très rare dans la majorité des pays (5 % au mieux), mais atteint 10 à 20 % dans certains pays. Les taux les plus élevés sont atteints en Suède (20,9 %), en Belgique (13,5 %), en Islande (11,7 %), au Canada et au Danemark (9,5 %). Les autres pays affichant des taux supérieurs à la moyenne sont la Norvège (8,8 %), les Pays-Bas (7,5 %), la France (7,2 %), l’Irlande et le Royaume-Uni (6,6 %). La satisfaction des adolescents dans les familles éclatées quant à leur vie est plus élevée dans les arrangements symétriques que dans les arrangements asymétriques. Cependant, les différences disparaissent lorsqu’on prend en compte les caractéristiques des enfants et de leur famille. Ainsi, ce n’est pas la seule résidence par alternance symétrique qui induirait une plus grande satisfaction des adolescents à l’égard de la vie, mais plutôt les caractéristiques des enfants et de leur famille associées au choix d’une telle disposition par les parents divorcés ou séparés. La qualité de la communication entre les parents et la situation financière de la famille jouent un rôle majeur dans la satisfaction de l’enfant à l’égard de la vie.

Cédric Plessis

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