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Réseau paternel

Revue de presse du 7 septembre 2017

Revue de presse





La chercheuse suédoise Malin Bergström et son équipe ont publié aujourd’hui les résultats d’une recherche à grande échelle portant sur 3 656 enfants âgés de trois à cinq ans. Tous les enseignants et parents des enfants des écoles maternelles d’Uppsala ont été interrogés, leurs réponses ont été croisées, et les caractéristiques socio-culturelles des parents ont été prises en compte. Ces résultats montrent que les enfants vivant en résidence alternée (joint physical custody) sont moins perturbés par le divorce ou la séparation de leurs parents que ceux qui sont privés, partiellement ou totalement, d’un de leurs parents.

Cette étude est d’autant plus importante que peu de recherches ont été menées sur les conséquences des séparations parentales pour les jeunes enfants. Outre que la plupart ne portent d’ailleurs pas sur la résidence alternée mais sur le simple fait de passer des nuits chez le parent « non gardien », elles sont souvent fondées sur des critères contestables, des données partielles (les seuls propos de la mère), ou portent sur des populations particulières (père en prison, par exemple). Au final, l’équipe de Malin Bergström n’a recensé que trois recherches valides, mais dont les résultats n’étaient pas démonstratifs. Il était donc nécessaire de mener de nouvelles investigations.

Il se trouve que le Barnavårdscentral (organisme suédois similaire à notre protection maternelle et infantile) et l’université d’Uppsala organisent chaque année une enquête par questionnaire (« Fokus barn och föräldrar ») auprès des enseignants et parents sur les problèmes attentionnels, comportementaux, émotionnels et relationnels des enfants âgés de trois à cinq ans. Les parents doivent notamment indiquer le mode de vie de l’enfant (avec ses deux parents, un seul ou en résidence alternée).

Il ressort de ces données que la plupart des enfants étudiés vivent avec leurs deux parents (92,1 %), ce qui est somme toute heureux. Les autres vivent en résidence alternée (3,7 %), en résidence habituelle chez l’un de leurs parents (2,2 %) ou dans un cadre « monoparental » (2 %). Enseignants et parents constatent que les enfants vivant partiellement ou totalement avec un seul de leurs parents ont plus de problèmes psychologiques que les autres. À situations socio-culturelles identiques, les enfants vivant dans une famille unie ou en résidence alternée ont le même niveau de bien-être.

À l’encontre de certains préjugés tenaces distillés par la propagande féministe, cette étude montre donc que même de jeunes enfants peuvent tirer bénéfice de la résidence alternée. Dans leur discussion, les auteurs avancent quelques explications probables :

« Possibly, the child’s access to two involved parents may instead be more important for children’s psychological well-being than the problems associated with moving between homes. Having an involved father has been shown, in numerous studies, to be especially important for children’s mental health and development. In addition, both parents might experience less parenting stress by being able to better balance work and parenting duties and recuperate, due to being child-free every other week. Less stress along with more designated child time could lead to better parenting practices and more engagement in activities with the child, promoting the child’s development and well-being.

« However, it is also possible that parents who agreed on, and were able to manage, [joint physical custody] had less conflict or were more involved parents prior to the separation and therefore provided a better environment for their child’s mental health development. […] On the whole, we believe that the lack of increased psychological symptoms among preschool children living in [joint physical custody] settings most likely had to do with the compensatory functions of involved parenting, whereas children living mostly with one parent, or only with one parent, may have had less access to this protective factor and may also had been more exposed to predivorce risk factors with higher levels of toxic stress. »


Francesco Arcuri vs Juana Rivas











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