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Revue de presse du 22 février 2017

Revue de presse

  • « Logements en nombre », Direct Matin, nº 2022, 22 février 2017, p. 8.

« Logements en nombre », Direct Matin, nº 2022, 22 février 2017, p. 8



  • Battaglia (Mattea), « Éducation : le modeste bilan de la formation à l’égalité filles-garçons », Le Monde, nº 22430, 23 février 2017, p. 11.

  • Bissuel (Bertrand), « Pour la Cour des comptes, le logement social doit mieux cibler les “publics modestes” », Le Monde, nº 22430, 23 février 2017, p. 10.

Rapport 2016-12-12-STER-025Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publie aujourd’hui un rapport consacré à la formation des enseignants à l’égalité entre les filles et les garçons à l’école.

L’école est un haut lieu de socialisation, et donc de développement affectif, intellectuel et social : les élèves y passent environ trente heures par semaine pendant les dix-huit ans que dure en moyenne leur scolarisation. Elle est également à l’image de la société : elle est traversée par des inégalités sociales, liées à l’origine sociale ou au sexe, qu’elle peut reproduire. Des travaux de recherche menés depuis plus de vingt ans ont montré que les personnels enseignants et d’éducation sont aux prises, comme l’ensemble de la société, avec les « stéréotypes sexistes » et reproduisent des attentes différenciées vis-à-vis des filles et des garçons.

La différenciation entre filles et garçons apparaît notamment dans l’interaction verbale qu’ont les enseignants avec leurs élèves, plus fréquente avec les garçons (56 %) qu’avec les filles (44 %). Les manuels scolaires accentuent également ce phénomène, en cantonnant les personnages de femmes à des rôles traditionnels : dans les manuels de CP, les femmes représentent 40 % des personnages, 70 % de ceux qui font la cuisine et le ménage, 3 % des personnages occupant un métier scientifique. En outre, le thème de l’égalité des sexes n’est expressément traité qu’en éducation physique et sportive et en enseignement moral et civique.

Par ailleurs, 7,5 % des filles déclarent avoir été victimes de voyeurisme, d’attouchement, de caresse ou baiser forcé, contre 5 % des garçons. Enfin, le nombre de filières scolaires vers lesquelles elles s’orientent est plus réduit que pour les garçons : en seconde générale, parmi les élèves ayant 10 de moyenne, 27 % des filles et 41 % des garçons en classe vont demander une terminale S.

La loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’école fait de l’éducation à l’égalité une partie intégrante de la formation initiale des personnels d’éducation et les récents plans et circulaires prévoient que la question de l’égalité filles–garçons soit également intégrée à la formation continue des enseignants et personnels d’encadrement tout au long de leur carrière.

Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes constate toutefois que cette formation à l’égalité ne bénéficie qu’à une minorité des 900 000 personnels enseignants et non-enseignants qui travaillent dans les écoles, les collèges et les lycées. Pour les futurs personnels d’éducation, elle reste optionnelle dans les enseignements proposés au sein les trente-deux écoles supérieures du professorat et de l’éducation qui ont remplacé les instituts universitaires de formation des maîtres depuis 2013, et disparate sur le territoire : seule la moitié de ces écoles considèrent avoir formé 100 % de leurs étudiants pour un volume horaire variant de 2 à 57 heures annuelles. Pour les personnels déjà en poste, seul 1 % des journées de formation continue concernait l’égalité femmes-hommes en 2015-2016.

Tout en saluant les efforts engagés en faveur du thème de l’égalité (contenus spécifiques sur le site éduscol, formations de sensibilisation au sein des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, etc.), le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes émet une douzaine de recommandations afin que les enseignants deviennent des moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité filles garçons à l’école. Celles-ci s’organisent en trois grands axes :

  1. généraliser et renforcer la formation initiale des personnels (faire de l’égalité une connaissance requise pour l’obtention des diplômes des métiers liés à l’enseignement, intégration de cette question à l’ensemble des cours, module dédié obligatoire, présence de personnes ressources au sein des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, etc.) ;
  2. développer et garantir l’offre de formation continue sur l’égalité des sexes en encourageant les personnels à y participer ;
  3. élaborer un guide pratique de la formation à l’égalité filles garçons visant à accompagner et outiller les professionnels de l’Éducation nationale.

Le logement social face au défi de l’accès des publics modestes et défavorisésLe logement social occupe une place déterminante en France : avec 4,8 millions de logements, le parc social représente un logement sur six et près de la moitié du parc locatif. Les aides publiques qui lui sont consacrées s’élevaient à 17,5 Md€ en 2014. Dans un contexte marqué par les fortes attentes des citoyens et par une action de l’État soutenue dans la durée, la Cour et les chambres régionales des comptes Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire ont procédé à une évaluation de la politique publique du logement social au regard de son objectif premier fixé par la loi : l’accueil des personnes modestes et défavorisées. Les constats des juridictions financières confirment le service rendu par le logement social à la collectivité, mais révèlent aussi des points de blocage qui réduisent l’efficacité et la cohérence de cette politique publique. Leur rapport est assorti de cahiers territoriaux retraçant les investigations particulières menées dans six territoires (communautés d’agglomération de Cergy-Pontoise et Valenciennes, métropoles de Grenoble, Nantes et Nice, département de la Haute-Vienne).

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