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Revue de presse du 8 septembre 2016

Revue de presse

DARES analyses, nº 46, 8 septembre 2016La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques a publié aujourd’hui une étude sur les comportements sexistes au travail, en s’appuyant sur les résultats de la dernière enquête « Conditions de travail ».

35 % des actifs occupés ont signalé avoir subi un comportement hostile dans le cadre de leur travail au cours des douze mois précédant l’enquête. Le sexe était l’un des principaux facteurs de discrimination évoqués, après la profession et l’âge. 22 % des femmes touchées par ces comportements les attribuaient à leur genre, contre seulement 4 % des hommes concernés. Les comportements sexistes au travail concerneraient donc au total 8 % des femmes et 1 % des hommes. Pour les personnes interrogées lors de l’enquête (agents publics, non-salariés, salariés du privé), les discriminations liées au sexe dépendent très peu d’une organisation défectueuse du travail. Les femmes occupant des emplois habituellement masculins (postes de supervision, travail dans l’industrie, sur les chantiers ou en déplacement, ou exposé à des nuisances physiques importantes) ont été les plus nombreuses à se plaindre. Travailler dans un emploi ou un secteur ne correspondant pas aux stéréotypes sexués de la division du travail exposerait donc plus fréquemment à des discriminations ou des moqueries sexistes.

La publication de cette étude se fait de façon concertée avec celle d’une enquête de l’institut d’études CSA commandée par le gouvernement (voir infra) et le lancement par la ministre en charge des droits des femmes d’un plan d’actions et de mobilisation contre le sexisme, intitulé « Sexisme, pas notre genre ! ».


Les Français, l’homoparentalité et la question des droits des homosexuels dans la campagne présidentielleCommandée par l’Association des familles homoparentales, cette enquête est censée mesurer l’évolution des positions des Français sur les questions d’homoparentalité (gestation pour autrui, mariage gay, procréation médicalement assistée…), leurs attentes à l’égard des candidats à l’élection présidentielle sur ces sujets et le candidat politiquement le plus gay-friendly à leurs yeux.

62 % des personnes interrogées se disent opposées à l’abrogation de la loi Taubira. 59 % seraient favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes. L’idée d’autoriser la gestation pour autrui aux couples gays reste minoritaire (44 %) mais 64 % des personnes interrogées pensent que les services de l’Etat devraient reconnaître les enfants nés à l’étranger par gestation pour autrui dans les pays où cette pratique est légale.

Curieusement, les attentes des personnes interrogées à l’égard des candidats à l’élection présidentielle sur ces sujets font apparaître des chiffres un peu supérieurs. Ainsi, 65 % des potentiels électeurs à l’élection présidentielle souhaiteraient que le futur Président de la République maintienne la loi Taubira et « veille à ce que les services de l’État délivrent un livret de famille aux parents français dont les enfants sont nés d’une GPA à l’étranger », et 56 % souhaiteraient qu’il « accorde aux couples de femmes homosexuelles le droit de recourir aux techniques de procréation médicalement assistée pour avoir un enfant ».

Capitalisant sur la loi Taubira qu’il a fait voter en 2013, François Hollande apparaît naturellement comme le candidat le plus favorable aux réformes en faveur des droits des homosexuels (55 % des personnes interrogées), devant les autres candidats ou potentiels candidats de gauche à l’élection présidentielle comme Jean-Luc Mélenchon (35 %) ou Emmanuel Macron (27 %). Tous les candidats de droite paraissent aux yeux des personnes interrogées plus opposés que favorables à la défense des droits des couples homosexuels, Nicolas Sarkozy apparaissant comme le candidat politiquement le moins gay-friendly de tous les prétendants à la primaire des Républicains (46 % des personnes interrogées le jugent hostile à ces droits, contre seulement 14 % qui pensent qu’il leur est favorable).


Perceptions de l’égalité entre les femmes et les hommes en FranceCommandée par Laurence Rossignol et réalisée auprès de plus de 2 500 personnes, cette enquête a pour but de montrer que les injustices liées au sexisme sont récurrentes en France.

Ainsi, quatre femmes sur dix ne se sentiraient pas traitées en égal des hommes dans la vie quotidienne, la même proportion déclarant avoir récemment subi une humiliation ou une injustice en raison de leur sexe. 94 % des hommes interrogés pensent que les femmes subissent des humiliations ou des injustices parce qu’elles sont des femmes.

Plus de la moitié des actes sexistes émanerait de l’entourage de la victime, 42 % des situations étant causées par un(e) inconnu(e).

38 % des sondées ont dit vivre ces situations sur leur lieu de travail, une femme sur deux déclarant avoir subi des remarques embarrassantes ou très embarrassantes dans le cadre de la vie professionnelle.

La tranche des quinze à vingt ans serait victime de ces injustices principalement en milieu scolaire (28 %) ou dans la rue (22 %), et ces manifestations sexistes entraîneraient des attitudes d’évitements – en particulier chez les jeunes. Certaines filières d’études ne favoriseraient pas la réussite des femmes : scientifiques (9 % de chance de réussite), technologiques (4 %), sportives (3 %). 43 % des femmes interrogées ont prétendu n’avoir pas reçu les mêmes conseils en matière d’orientation pour leur parcours scolaire.

82 % des femmes interrogées ont par ailleurs déclaré que la publicité produit une image donnant des complexes aux femmes, opinion confirmée par 70 % des hommes sondés.

79 % des femmes interrogées ont affirmé être d’accord sur l’utilité du féminisme. La majorité des femmes interrogées a le sentiment qu’on ne parle pas suffisamment des injustices liées au sexisme, 53 % des hommes pensant le contraire. Pour 65 % des personnes interrogées, la lutte contre les inégalités concernerait autant les femmes que les hommes.


  • Lebrun (Dominique), Lettre et invitation aux personnes séparées, divorcées, divorcées remariées, membres de l’Église catholique, 8 septembre 2016.

Études & Résultats, nº 974, 8 septembre 201655 000 jeunes étaient hébergés dans des établissements financés par l’aide sociale à l’enfance à la fin de l’année 2012 : foyers de l’enfance, lieux de vie, maisons d’enfants à caractère social, pouponnières et villages d’enfants. Les maisons d’enfants à caractère social reçoivent près des trois quarts des jeunes, soit 41 100 personnes.

Ces établissements hébergeaient une majorité de garçons (57 %, la proportion étant encore plus importante dans les lieux de vie où elle atteint les trois quarts). Les jeunes accueillis dans des structures d’hébergement avaient en moyenne treize ans (les pouponnières hébergeant évidemment une majorité d’enfants en très bas âge).

66 % des placements dans un établissement d’accueil faisaient suite à une mesure judiciaire, contre un quart pour des mesures administratives).

Les enfants ayant quitté un établissement d’accueil en 2012 y étaient restés en moyenne treize mois. Un quart des enfants n’y avait séjourné qu’un mois ou moins, la moitié était restée moins de six mois, un quart plus de dix-sept mois. Mais la durée varie fortement selon l’âge des enfants et la mission des établissements : les séjours au sein des foyers de l’enfance (établissements destinés à l’évaluation et à l’orientation) ont été de courte durée (cinq mois en moyenne), le séjour des jeunes enfants (de quatre à dix-sept ans) a duré en moyenne dix mois, vingt et un mois en moyenne pour les jeunes majeurs et moins de six mois pour les enfants de moins de trois ans.

Huit enfants sur dix faisaient déjà l’objet d’un suivi de la part des services de l’aide sociale à l’enfance avant leur entrée dans un établissement et la décision permettant leur prise en charge. 40 % des jeunes sont retournés chez un proche ou dans leur famille à leur sortie de l’établissement. Un sur trois relevait d’une mesure judiciaire, un sur dix a été orienté vers une action éducative, 8 % ont bénéficié d’une mesure administrative – dont 4 % d’un accueil provisoire jeune majeur. 30 % des sortants ne relevaient d’aucune mesure, et la situation de prise en charge n’était pas connue dans 6 % des cas.

90 % à 95 % des enfants de six à seize ans ont été scolarisés pendant leur hébergement, contre 98 % en 2013 en France entière. Le taux de scolarisation diminue rapidement après seize ans, mais la moitié des jeunes hébergés était encore scolarisée à vingt ans. Un très important retard scolaire à l’entrée au collège a été observé parmi les enfants hébergés. 54 % des enfants ayant eu onze ans le 15 décembre 2012, en âge d’être au collège, suivaient encore un enseignement du premier degré.

Olivier Varillon

  • Sabot (Jérémie), « Un père entre inquiétude et colère », La Gazette de la Haute-Loire, 8 septembre 2016, p. 8.

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