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Revue de presse du 10 janvier 2018

Revue de presse

  • « Christian, SDF pas à la rue sur Twitter », 20 minutes, nº 3230, 10 janvier 2018, p. 12.

20 minutes, nº 3230, 10 janvier 2018, p. 12






Être parent d’un enfant de 6 à 12 ans

Objectifs de l’enquête :

  • appréhender les préoccupations des familles ayant des enfants âgés de 6 à 12 ans ;
  • observer la manière dont elles s’informent ;
  • apprécier la manière dont les familles font face à certaines difficultés ;
  • cerner leurs éventuels besoins de soutien ;
  • déterminer quels types d’actions devraient être mises en place afin de répondre aux mieux à leurs attentes.

  • Fraisse (Geneviève), Sergent (Hélène), « À chaque révolution féministe, on crie “danger” », 20 minutes, nº 3230, 10 janvier 2018, p. 6.

Document de travail, nº 2018-01, 10 janvier 2018La scolarisation précoce est souvent promue pour prévenir les difficultés et inégalités de réussite liées aux origines sociales. Pourtant, on sait peu de chose de son effet réel. Ce document en propose plusieurs évaluations. Les résultats ne permettent pas d’asseoir le bien-fondé de la préscolarisation mais alertent sur la nécessité de penser les conditions d’accueil des tout-petits pour que l’expérience scolaire leur profite.

La politique d’accueil des enfants de moins de trois ans en école maternelle fait partie des outils souvent mis en avant pour prévenir les difficultés scolaires et les inégalités de réussite liées aux origines sociales. Après une décennie de recul, la scolarisation à deux ans a été encouragée lors du quinquennat précédent ; mais la part d’élèves de moins de trois ans préscolarisés n’a augmenté que d’un point entre 2012 et 2016, passant de 11 % à 12 %, avec de fortes disparités entre territoires. Loin d’atteindre les niveaux de la fin des années 1990, où plus d’un enfant sur trois était scolarisé avant ses trois ans, cette augmentation a principalement concerné les enfants issus de territoires défavorisés (avec un taux de 21 % en 2016).

La France est, avec la Belgique francophone, le seul pays de l’OCDE à scolariser les enfants aussi tôt. L’accueil des jeunes enfants dans notre pays repose en effet sur un système « dual », partagé entre l’accueil en école maternelle d’un côté, sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale, et la politique d’accueil des plus jeunes enfants de l’autre, qui relève de la sphère des politiques sociales, lesquelles sont partiellement décentralisées. Cette dualité est source de critiques, tout comme la scolarisation précoce fait — ou a pu faire — débat. Les premières expérimentations de dispositifs spécifiques sont apparues en 1999 avec les classes passerelles, mais sans qu’une réflexion systématique sur le sens de la scolarisation à deux ans n’accompagne cette politique de préscolarisation.

On a donc cherché ici à mesurer si entrer plus tôt et rester plus longtemps en maternelle permet d’améliorer la réussite scolaire des élèves. Pour y parvenir, on exploite les données du panel d’élèves entrés pour la première fois en 6e en 2007 (MENESR-DEPP). Cette enquête longitudinale suit le parcours d’un échantillon de 35 000 élèves pour lesquels on dispose de mesures de performances en 6e et en 3e, et de nombreuses informations sur la situation de l’élève et de sa famille.

À partir de ces données, plusieurs méthodes d’évaluation sont possibles. Une simple comparaison des performances scolaires, entre enfants accueillis précocement ou non, ne suffit pas, même en neutralisant certaines caractéristiques observables. De manière plus rigoureuse, on peut tenter de reconstituer un contrefactuel, en s’appuyant sur certaines discontinuités créées par la règle — enfants séparés par le seuil du 31 décembre — ou par la géographie — enfants séparés par des conditions locales différentes. Selon les méthodes, on constate que les résultats sont sensiblement divergents, jusqu’à la contradiction : les effets d’un accueil précoce peuvent ainsi apparaître très positifs, nuls ou négatifs… Bien qu’explicable, cette diversité de résultats n’en montre pas moins combien est délicate l’utilisation des méthodes d’évaluation d’impact pour les politiques publiques.

Au final, les résultats présentés ici, s’ils ne réussissent pas à asseoir le bien-fondé de la préscolarisation précoce, ne doivent pas pour autant conduire à le remettre en cause. Mais ils doivent alerter sur la nécessité de penser les conditions d’accueil des tout-petits à l’école maternelle pour que l’expérience scolaire profite à ces derniers.


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