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Revue de presse du 15 novembre 2017

Revue de presse

  • Berthoumieu (Marie), « Faut-il adopter l’écriture inclusive ? », La République des Pyrénées, nº 22194, 15 novembre 2017, pp. 2-3.

  • Cazi (Emeline), « Emma, celle qui a “popularisé” la charge mentale », Le Monde, nº 22657, 16 novembre 2017, p. 11.
  • Cazi (Emeline), « Emma rend compte de la profondeur du vécu des femmes », Le Monde, nº 22657, 16 novembre 2017, p. 11.



Population & Sociétés, nº 549, 15 novembre 2017À l’approche des cinquante ans de la loi Neuwirth, qui a autorisé la vente et l’usage de contraceptifs en France, l’Institut national d’études démographiques a publié aujourd’hui une étude sur la contraception, retraçant son demi-siècle d’histoire en France et comparant la situation française à celle observée ailleurs dans le monde.

En légalisant l’accès aux méthodes anticonceptionnelles, la loi Neuwirth a rendu possible la diffusion de la pilule et du stérilet, et a conduit à la médicalisation de la contraception. La pilule est depuis devenue la méthode la plus utilisée en France, alors qu’elle n’est qu’en troisième position à l’échelle mondiale, derrière la stérilisation (féminine et masculine), méthode la plus courante, et le stérilet.

La stérilisation est pratiquée majoritairement sur les femmes : 54 % des couples en âge de procréer y ont eu recours au Mexique, 43 % aux États-Unis, 39 % en Chine, 20 % en Espagne. Les implants et stérilets arrivent en seconde position : 48 % des femmes sous contraception en Chine ont recours au stérilet. La pilule est pour sa part plus utilisée en France et en Algérie, et très peu au Mexique ou en Chine. L’injection hormonale est principalement utilisée au Kenya et au Mozambique. En Espagne, « le recours à des méthodes considérées comme masculines (stérilisation masculine, préservatif et retrait) représente près de 53 % des usages contraceptifs, contre 15 % en France et 37 % aux États-Unis ».

Les auteurs notent par ailleurs que la crise de 2012, déclenchée par la révélation des risques cardio-vasculaires accrus liés aux pilules de troisième et quatrième génération, a modifié « l’image sociale de la pilule » : « elle est aujourd’hui moins considérée comme un objet d’émancipation par les femmes les plus jeunes ». Même si elle reste la plus courante, son utilisation a depuis diminué en France au profit d’autres méthodes. Cette « crise des pilules » a également permis de questionner le modèle contraceptif français, qui pourrait évoluer vers une contraception mieux partagée entre femmes et hommes.


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