Revue de presse du 8 septembre 2021

Revue de presse





Commentaire de l’article de Pinho-Gomes (Ana-Catarina) et alii plus bas.


Une équipe américaine de chercheurs serait parvenue à fabriquer in vitro des spermatozoïdes artificiels fonctionnels de primate à partir de cellules embryonnaires. Des cellules souches embryonnaires de primates non humains de macaque rhésus marquées à la protéine fluorescente verte ont été différenciées en lignées de cellules germinales mâles avancées à l’aide d’un milieu de culture de cellules souches spermatogonales modifié sans sérum. La différenciation en lignées cellulaires spermatogènes a été mesurée par de multiples évaluations, notamment le séquençage de l’acide ribonucléique et l’immunocytochimie pour divers marqueurs spermatogènes. Des cellules de type spermatide rondes dérivées in vitro provenant de ces cellules souches ont ensuite été évaluées pour leur capacité à féconder des ovocytes de macaque rhésus par injection intracytoplasmique de spermatides, en évaluant les événements de fécondation précoce tels que la décondensation de l’acide désoxyribonucléique des spermatides ainsi que la formation et l’apposition du pronucléus. Le développement de l’embryon préimplantatoire du stade zygote unicellulaire au stade blastocyste a également été évalué. Les embryons ainsi fabriqués seront ensuite implantés dans des utérus de singe en vue de gestation pour continuer les observations…

Les résultats démontrent que les cellules souches embryonnaires de primates non humains peuvent être différenciées en lignées de cellules germinales avancées, y compris des cellules de type spermatide rondes haploïdes. Icelles imitent de nombreuses capacités des spermatides rondes in vivo et provoquent des événements essentiels au développement préimplantatoire.



Les femmes sont sous-représentées parmi les rédacteurs en chef de revues scientifiques. Une équipe de chercheurs australiens et britanniques désœuvrés a voulu savoir si ce constat pouvait aussi s’appliquer aux revues médicales de différentes spécialités. Ils ont donc étudié la répartition par sexe des rédacteurs en chef des dix principales revues médicales dans quarante et une spécialités médicales à partir des données fournies par les Journal Citation Reports pour 2019.

Cette étude transversale révèle que, dans l’ensemble, les femmes représentaient alors 21 % (94 sur 44) des rédacteurs en chef, avec une grande variation de 0 % à 82 % selon les spécialités médicales. Aucun des rédacteurs en chef n’était une femme dans cinq spécialités : allergologie ; anesthésiologie ; chirurgie et médecine buccale, dentisterie ; ophtalmologie ; psychiatrie. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes en tant que rédacteurs en chef dans trois spécialités : génétique et hérédité, microbiologie, soins de santé primaires. Les femmes représentaient moins d’un tiers des rédacteurs en chef dans vingt-sept des quarante et une spécialités (une sur dix pour la médecine de soins intensifs, deux sur dix pour la gastro-entérologie et l’hépatologie et trois sur dix pour l’endocrinologie et le métabolisme, par exemple).



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