p@ternet

Réseau paternel

Revue de presse du 26 décembre 2018

Revue de presse


La dépression paternelle pendant la période postnatale peut avoir des conséquences défavorables pour l’enfant. L’environnement familial a déjà été signalé comme un possible vecteur de transmission du risque, mais l’influence et les mécanismes de transmission de la dépression paternelle pendant la période postnatale sur la dépression infantile restaient à clarifier. Une équipe de chercheurs britanniques a étudié les facteurs potentiels de médiation et de modération entre dépression paternelle et dépression infantile.

Leur étude prospective d’une cohorte britannique de parents et d’adolescents (Avon Longitudinal Study of Parents and Children) a porté sur les liens entre la dépression paternelle pendant la période postnatale et la dépression infantile à dix-huit ans. Les chercheurs ont testé un modérateur hypothétique (le sexe) et procédé à une analyse de vecteurs pour examiner les médiateurs hypothétiques (conflit de couple, dépression de l’autre parent, implication paternelle, et hyperactivité, problèmes de comportement et problèmes émotionnels chez les enfants âgés de 3,5 ans) des liens entre la dépression paternelle et maternelle et la dépression infantile.

La collecte de données pour l’Avon Longitudinal Study of Parents and Children a débuté en 1991 et se poursuit ; l’analyse des données pour cette étude a été réalisée de juin 2015 à septembre 2018. Les symptômes de dépression infantile à l’âge de dix-huit ans ont été déterminés à l’aide de l’International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems (dixième révision).

Au total, 3176 couples père-enfant ont été analysés ; parmi les enfants, 1764 étaient des filles (55,5 %) et 1412 (44,5 %) des garçons. L’âge moyen des pères à l’accouchement était de 29,6 ans. Les enfants des pères dépressifs durant la période postnatale ont un risque accru de présenter des symptômes de dépression à dix-huit ans. Un lien a été établi avec la dépression maternelle huit mois après la naissance et des problèmes de comportement quarante-deux mois après la naissance, mais pas avec les conflits de couple (ce qui contraste avec leur rôle dans les problèmes de comportement durant l’enfance) ni avec l’implication paternelle. Un risque accru a été observé chez les filles mais pas chez les garçons. Le lien entre la dépression paternelle pendant la période postnatale et la dépression chez les filles de dix-huit ans est partiellement expliquée par la dépression maternelle.

La dépression paternelle dans la période postnatale a donc des implications potentielles pour la famille et le développement de l’enfant jusqu’à la fin de l’adolescence. Les services périnataux devraient en tenir compte et les deux parents devraient être pris en charge lorsqu’un seul est affecté par une dépression.

Laissez un commentaire (respectez les règles exposées dans la rubrique “À propos”)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 1999-2019 p@ternet – Proudly using WordPress Frontier Theme