Revue de presse du 30 octobre 2018

Revue de presse





Tout au long de la campagne présidentielle américaine de 2016, Hillary Clinton s’est adressée aux pères de filles, soulignant les implications de sa candidature historique pour les femmes américaines. En conclusion du discours qui ouvrait sa campagne le 13 juin 2015 à New York, elle évoquait ainsi « an America where a father can tell his daughter: yes, you can be anything you want to be. Even President of the United States. » Une équipe de chercheurs américains a voulu savoir si ces appels avaient réussi à mobiliser des pères de filles pour soutenir la candidate du Parti démocrate. En utilisant les données de la Cooperative Congressional Election Study, ils ont cherché à répondre à ces deux questions : les pères dont le premier enfant était une fille ont-ils davantage soutenu Hillary Clinton et voté pour elle lors de la présidentielle de 2016 que ceux dont le premier enfant était un garçon, et les appels directs d’Hillary Clinton aux pères de filles ont-ils été efficaces pour accroître son soutien électoral ? Les chercheurs ont constaté que les pères dont le premier enfant était une fille avaient effectivement davantage préféré Hillary Clinton et voté pour elle, de même qu’ils étaient plus généralement portés à soutenir une candidate fictive au Congrès mettant l’accent sur l’expansion des opportunités pour leurs filles. Suggérant que l’entrée dans la paternité avec une fille a des conséquences sur le comportement politique paternel, ces résultats confirment ceux d’une autre étude publiée le mois dernier par les mêmes auteurs (voir notre revue de presse du 12 septembre).


Les auteurs de cette recherche ont étudié la transmission intergénérationnelle de la fécondité multipartite à partir des données des registres administratifs pour la période 1970-2007 en Norvège et en Suède. Elles ont constaté que les femmes et les hommes ayant des demi-frères et sœurs sont plus susceptibles d’avoir des enfants avec plus d’un partenaire. Les différences sont plus importantes pour ceux qui ont des demi-frères plus jeunes par rapport aux demi-frères et sœurs plus âgés, ce qui correspond à l’influence supplémentaire de la séparation parentale qui peut ne pas se produire lorsqu’on n’a que des demi-frères et sœurs plus âgés. La tendance accentuée pour ceux qui ont à la fois des demi-frères et sœurs plus âgés et plus jeunes suggère que la complexité des relations familiales pendant l’enfance contribue également à la fécondité multipartite. Seule une petite partie du lien intergénérationnel est représentée par l’éducation dans les première et deuxième générations. Le lien est dans une certaine mesure sexué : les demi-frères et sœurs sont associés à une tendance plus grande pour les femmes que pour les hommes d’avoir des enfants avec un nouveau partenaire et les demi-frères et sœurs maternels sont plus fortement associés à la fécondité multipartite des femmes que les demi-frères et sœurs paternels.


  • Prairat (Eirick), « La lente érosion de l’autorité professorale », Le Monde, nº 22955, 31 octobre 2018, p. 23.

  • Schittly (Richard), « Un père condamné pour violence envers un prof », Le Monde, nº 22955, 31 octobre 2018, p. 9.

Le Monde, nº 22955, 31 octobre 2018, p. 9

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