Revue de presse du 29 novembre 2021

Revue de presse







Insee Première, nº 1881, 29 novembre 2021Cette étude publiée aujourd’hui par l’Institut national de la statistique et des études économiques présente l’évolution globale de la population française à l’horizon 2070 à partir des tendances démographiques récentes concernant à la fois la fécondité et le solde migratoire. Les projections de l’Institut national de la statistique et des études économiques se fondent sur trois hypothèses :

  • les risques de décès par sexe et âge diminueraient au même rythme que durant la période 2010-2019 ;
  • le solde migratoire serait de 70 000 habitants en plus chaque année ;
  • le taux de fécondité se maintiendrait à environ 1,8 enfant par femme.

Dans ce scénario dit « central », la population de la France augmenterait jusqu’en 2044 pour atteindre 69,3 millions d’habitants si les tendances démographiques récentes se prolongeaient. En raison d’un excédent migratoire et d’un solde naturel positif, la population connaîtrait une croissance moyenne de 0,17 % (soit 116 000 personnes) par an jusqu’en 2035, où elle atteindrait 69 millions d’habitants. Le solde naturel deviendrait négatif à partir de 2035, les décès étant plus nombreux que les naissances. Le solde migratoire compenserait ce déficit jusqu’en 2044, et la population continuerait d’augmenter légèrement pour s’établir à 69,3 millions d’habitants. La France verrait ensuite sa population diminuer de 0,1 % (soit 45 000 personnes) par an sous l’effet du vieillissement car l’apport de l’immigration ne suffirait plus à compenser l’excédent des décès par rapport aux naissances. La population s’établirait alors à 68,1 millions d’habitants en 2070, soit 700 000 de plus qu’en 2021.

Ces chiffres corrigent ceux présentés en 2016 par l’Institut national de la statistique et des études économiques, lequel tablait alors sur une population de 76,5 millions de Français à l’horizon 2070.

D’autres scénarios sont envisageables. La France compterait ainsi 4,1 millions d’habitants de plus que dans le scénario central en 2070 si le taux de fécondité remontait à 2 (soit son niveau de 2006 à 2014) et 4 millions de moins si la fécondité baissait à 1,6. L’espérance de vie et le solde migratoire peuvent aussi varier. La prise en compte des diverses hypothèses conduit alors à évaluer la population totale en 2070 entre 58 millions de personnes (son niveau de 1990) et 79,1 millions.

La pyramide des âges serait largement modifiée d’ici à 2070. Dans le scénario central, le nombre de personnes de soixante à soixante-quatorze ans resterait stable, celui des soixante-quinze ans ou plus devrait croître de 5,7 millions grâce à la hausse de l’espérance de vie, tandis que celui des moins de soixante ans diminuerait de 5 millions. Portée par la hausse des soixante-quinze ans ou plus, la part des soixante-cinq ans ou plus dans la population augmenterait fortement, de 21 % à 29 %. Elle croîtrait ainsi au même rythme qu’entre 1972 et 2021, où cette part est passée de 13 % à 21 %.

La poursuite du vieillissement de la population jusqu’en 2040 est quasi certaine. Son ampleur varie peu selon les hypothèses retenues. Il y aurait cinquante et une personnes de soixante-cinq ans ou plus (majoritairement retraités) pour cent personnes de vingt à soixante-quatre ans (pour la plupart actives) en 2040, contre trente-sept en 2021. L’évolution de ce rapport de dépendance démographique entre 2040 et 2070 est beaucoup plus incertaine et dépend davantage des hypothèses retenues. Il se dégraderait encore selon le scénario central, qui l’estime à 57 % en 2070.

La pyramide des âges de 2070 présenterait également un meilleur équilibre entre les sexes (50,8 % de femmes contre 51,7 % en 2021), surtout aux âges de forte mortalité. La part des femmes passerait de 68 % à 59 % chez les quatre-vingt-cinq ans ou plus, et de 84 % à 71 % parmi les centenaires car l’écart d’espérance de vie entre les sexes continuerait de s’atténuer. Pour rappel, l’espérance de vie des femmes était de 85,6 ans en 2019 (+ 0,9 an par rapport à 2010), et 79,7 ans pour les hommes (+ 1,7 an).



DARES Analyses, nº 68, 29 novembre 2021L’index de l’égalité professionnelle a été introduit en 2018 afin de contribuer à la suppression des prétendus écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Il impose une obligation de résultat aux entreprises.

Huit entreprises assujetties sur dix ont déclaré leur index de l’égalité professionnelle en mars 2021. La note moyenne obtenue au titre de l’année 2020 est de 85 sur 100. Elle est plus élevée pour les entreprises de plus de mille salariés. C’est également le cas pour quatre des cinq indicateurs qui composent l’index de l’égalité professionnelle.

La note moyenne de l’index de l’égalité professionnelle progresse depuis 2018, la hausse étant plus importante pour les grandes entreprises. Les cinq indicateurs sont en augmentation, en particulier celui sur le retour de congé maternité.

Les entreprises des secteurs d’activité féminisés obtiennent plus souvent des notes supérieures à 90. Sans que la proportion de femmes dans l’entreprise soit déterminante, la note tend à être d’autant plus élevée que cette part est importante.


Baromètre Jeunesse & Confiance 2021Dédié à l’éducation et aux jeunes, le think tank VersLeHaut publie, comme chaque année depuis 2015, les résultats de son baromètre annuel « Jeunesse & Confiance ». Il porte sur leur confiance dans l’avenir, l’école, l’environnement socio-politique et le monde du travail. Le baromètre interroge trois publics : 402 chefs d’entreprise, 1 004 jeunes et 1 011 parents.

Le baromètre montre que les jeunes sont toujours particulièrement optimistes malgré leur situation hétérogène : 77 % des jeunes considèrent que leur vie correspond à leurs attentes – un niveau inédit dans ce baromètre – et 75 % sont optimistes face à l’avenir. Les jeunes tiennent bon malgré un an et demi d’une vie marquée par les difficultés quotidiennes et la pandémie de Covid-19. Les parents sont en revanche 58 % à considérer que la vie future de leurs enfants va être plus difficile que la leur. 88 % des jeunes disent pouvoir compter sur leur famille pour trouver des conseils et du soutien en cas de difficultés.

La confiance dans le système éducatif retrouve les niveaux d’avant 2020 : 72 % ont confiance dans le système éducatif pour acquérir des savoirs mais seuls 53 % considèrent que l’école permet de s’épanouir personnellement ou réduit les inégalités. Les jeunes croient de moins en moins que l’école leur permettra de réussir professionnellement (67 %) et on observe aussi une baisse de cette idée chez les parents (77 %) – au plus bas depuis la création du baromètre. Une profonde perte de confiance dans l’école se manifeste donc, avec un retrait de sept points de la croyance des parents dans la capacité de l’école à être un lieu d’épanouissement pour les jeunes (51 %, soit un sur deux).

En cette année présidentielle, le baromètre fait un focus sur la participation des jeunes, avec le soutien de la Fondation SNCF pour consulter la jeunesse tout au long de l’année 2022. La politique a la cote auprès des jeunes : ils sont intéressés par la politique et un nombre croissant d’entre eux pense qu’il est facile de s’engager dans un parti (+ 14 points depuis 2015, soit 41 %). Ils sont pourtant à peine un quart à penser qu’ils sont suffisamment représentés dans les partis politiques et considèrent que seul 34 % des femmes et des hommes politiques prennent en compte leurs préoccupations. Quant aux moyens les plus efficaces de participer au débat, c’est le vote qui est le plus cité par les jeunes (plus de 60 %), et leur faible participation aux scrutins pourrait s’expliquer par le fait que deux tiers des jeunes considèrent que leurs difficultés ne sont perçues ni par les médias ni par les pouvoirs publics. S’ils cherchent à s’engager, c’est sûrement parce qu’un tiers des jeunes ne sont pas satisfaits de la place qu’ils occupent dans la société. Un chiffre qui est aussi reflété par les deux tiers des jeunes qui pensent qu’il faut réformer ou transformer en profondeur la société française (63 % des chefs d’entreprise et 72 % des parents).


Étude de terrain qualitative sur la mise en œuvre de l’indice de l’égalité professionnelle femmes-hommesL’index de l’égalité professionnelle femmes-hommes a été créé par la loi nº 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Ses modalités d’application et de calcul ont été définies dans le décret nº 2019-15 du 8 janvier 2019 portant application des dispositions visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans l’entreprise et relatives à la lutte contre les violences sexuelles et les agissements sexistes au travail. Sur la base de ces modalités de calcul, l’index de l’égalité professionnelle formalise une mesure des inégalités en matière d’égalité professionnelle à partir de cinq indicateurs. Il s’agit d’une note sur 100. La loi oblige les employeurs à mettre en place des mesures correctives dans les trois ans pour les entreprises en dessous du seuil de 75 sur 100. La mise en place de l’index de l’égalité professionnelle a été échelonnée selon la taille des entreprises : les entreprises d’au moins mille salariés devaient produire leur index de l’égalité professionnelle relatif à l’année 2018 au plus tard le 1er mars 2019, celles entre 251 et 999 salariés le 1er octobre 2019, et l’ensemble des entreprises d’au moins cinquante salariés devaient produire leur index de l’égalité professionnelle relatif à 2019 au plus tard le 1er mars 2020. Depuis, chaque entreprise concernée doit publier son index de l’égalité professionnelle au 1er mars.

Le présent travail a été lancé fin 2019 par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques avec comme objectif de comprendre l’impact de cet outil sur la politique menée dans les entreprises en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Il se situait initialement dans le temps court de la réception de ce nouvel outil et de ses premiers effets sur les entreprises. Le calendrier initial devait permettre une étude de la mise en œuvre de court terme de ce nouveau dispositif. L’objectif était de voir comment les acteurs se sont emparés de cet outil, d’analyser la réception de l’index de l’égalité professionnelle au sein des entreprises, les difficultés éventuelles posées par son calcul ou sa communication, et, plus largement, la façon dont il modifie la prise de conscience de ces sujets et le dialogue social de l’entreprise (notamment du point de vue des négociations salariales) ou la politique d’égalité professionnelle. Compte tenu de la crise sanitaire, le calendrier a été revu et a permis d’apprécier les effets des ajustements effectués par les entreprises.


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