Revue de presse du 28 février 2020

Revue de presse




Les Dossiers de la DREES, nº 50, 28 février 2020Le « compte de l’enfance » mesure les dépenses fiscales et sociales liées aux enfants au titre de la politique familiale. Actualisant et complétant la précédente étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques en 2015, qui ne portait que sur les données de 2013, cette nouvelle édition présente les dépenses fiscales et sociales liées aux enfants pour six années, de 2012 à 2017.

Selon le périmètre retenu, les dépenses fiscales et sociales liées aux enfants sont évaluées entre 63 et 107 milliards d’euros pour 2017, soit entre 2,7 % et 4,7 % du produit intérieur brut, représentant entre 3 700 euros et 5 000 euros par an par enfant de moins de vingt et un ans. Ces dépenses sont en effet définies selon deux périmètres : un périmètre « cœur », retraçant l’ensemble des prestations qui n’existeraient pas s’il n’y avait pas d’enfant (allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant, etc.), et un périmètre « étendu », incluant d’autres dispositifs sociaux-fiscaux, plus larges, de la politique familiale (droits familiaux de retraite, quotient familial pour le calcul de l’impôt sur le revenu, etc.).

Les dépenses fiscales et sociales liées aux enfants ont été globalement stables entre 2012 et 2017 mais elles recouvrent des évolutions contrastées. Le « cœur » des dépenses en faveur des enfants a augmenté en moyenne de 1,2 % par an en valeur. Cette évolution atone en volume masque un fort ralentissement des dépenses en 2014 et 2015, suivi d’une stabilité en 2016 et d’une légère accélération en 2017. Ce ralentissement s’explique notamment par les réformes des allocations familiales et de la prestation d’accueil du jeune enfant, qui se sont traduites par un ciblage accru de ces prestations vers les familles les plus modestes.

Sur un périmètre plus large, étendu notamment au quotient familial et aux suppléments familiaux de certaines prestations sociales, les dépenses liées aux enfants ont légèrement augmenté en valeur (+0,7 % par an en moyenne). Si les suppléments de prestations au titre des enfants (aides au logement, revenu de solidarité active, etc.) ont contribué positivement à la croissance, ils ont été plus que compensés par la contraction des dépenses liées au quotient familial : l’abaissement du plafonnement de cet avantage fiscal en 2013 puis 2014 en a en effet réduit l’ampleur, notamment chez les ménages les plus aisés. En intégrant l’évolution démographique, la dépense sociale moyenne par enfant s’est légèrement contractée entre 2012 et 2017 (–0,4 % par an en moyenne en volume).


  • Rozenfeld (Olivier), « Peut-on ouvrir un plan d’épargne-retraite à un mineur ? », Le Monde, nº 23371, 29 février 2020, p. 21.

Le Monde, nº 23371, 29 février 2020, p. 21


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