Revue de presse du 26 juillet 2018

Revue de presse







Insee Première, nº 1707, 26 juillet 2018

Selon l’enquête Budget de famille réalisée en 2011, la moitié des ménages avaient apporté une aide financière à un autre ménage au cours des deux mois précédant l’enquête, soit en lui transférant de l’argent, soit en prenant certaines de ses dépenses en charge. Ces aides entre ménages sont dispensées principalement au sein des familles, et plus particulièrement des ascendants vers les descendants. C’est lorsque la personne de référence du ménage a atteint cinquante ans, au moment où les enfants quittent le foyer, que le montant des aides versées est le plus important. Ces aides financières permettent d’améliorer les ressources des plus jeunes, mais n’effacent pas pour autant les disparités de niveau de vie selon l’âge. Les ménages les plus modestes, et tout particulièrement les ménages d’étudiants ou de jeunes entrant sur le marché du travail, sont les plus aidés, ainsi que les familles dites « monoparentales ».



Les transitions familiales vécues par les enfants – important facteur prédictif de leur bien-être – se sont stabilisées au cours des dernières décennies et les auteurs de cette étude ont voulu savoir dans quelle mesure l’hétérogénéité des statuts socio-économiques pouvait se refléter dans ce plateau. Elles ont examiné les tendances des transitions familiales en fonction du niveau d’éducation maternel ainsi que les raisons pouvant expliquer l’augmentation des transitions dans certains cas à partir des données du National Survey of Family Growth pour les premiers-nés âgés de moins de cinq ans dont les mères étaient âgées de quinze à trente-quatre ans au moment de la naissance de l’enfant.

Les enfants nés de mères peu scolarisées ont subi une augmentation des transitions familiales liée à la cohabitation maternelle. Dans ce groupe défavorisé, les enfants dont la mère cohabitait ont subi un taux de transitions beaucoup plus important que les enfants dont la mère s’était mariée. Les enfants nés de mères titulaires d’un diplôme universitaire n’ont pas connu d’augmentation des transitions familiales et ont surtout connu des mariages parentaux stables. Les transitions familiales n’ont donc atteint un plateau que pour les enfants nés de mères très instruites, tandis qu’elles ont augmenté pour les enfants moins favorisés. Les transitions familiales font partie des premières expériences de la vie familiale qui contribuent à des destins divergents.


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