p@ternet

Réseau paternel

Time for Change

Families need fathers

Nos camarades de Families Need Fathers Scotland ont publié aujourd’hui une infographie animée originale, créée par un jeune homme de vingt-deux ans, originaire de Falkirk.

Après avoir obtenu un HND (correspondant au BTS français) en médias numériques au City of Glasgow College, Lewis Rickard a poursuivi ses études au cours des deux dernières années à l’université Napier d’Édimbourg.

Ayant vu son frère aîné se battre sans relâche pendant de nombreuses années devant les tribunaux pour maintenir une relation avec son fils, il connaissait bien le coût – financier autant que moral – et la lenteur de la « justice » familiale. Ainsi sensibilisé au sujet des droits parentaux, il a souhaité en faire le thème du projet qu’il avait à réaliser dans le cadre de sa dernière année de BSC (correspondant à la licence française) en médias numériques.

Ayant contacté Families Need Fathers Scotland l’année dernière, il a pu assister à l’une de leurs réunions afin de mieux comprendre ce que vivaient les parents injustement privés de leurs enfants. Cette expérience lui a permis de mettre en images les sentiments d’impuissance et de perte éprouvés par les pères divorcés ou séparés qui luttent pour maintenir une relation parentale significative avec leurs enfants.

L’infographie combine les vers d’un poème de Louis de Bernières, The Deserted Men (Every Other Weekend) [Les hommes abandonnés (Un weekend sur deux)], avec des données fournies par Families Need Fathers Scotland. Pouvant être facilement comprise par les deux parents séparés, ainsi que par les enfants, elle peut également être un moyen efficace pour faire mieux connaître le combat de nos camarades au moment où une consultation du gouvernement écossais est en cours en vue de réformer la « justice » familiale (voir notre article du 15 mai dernier). C’est bien sûr l’occasion d’inciter le gouvernement à mettre en place un système qui n’oppose pas les parents mais les pousse au contraire à s’accorder en donnant la priorité à leurs enfants.

« We recognise each other, we’re unmistakable;
Deserted ones, the broken-souled, the robbed, the betrayed,
The ones who messed up, got messed,
Standing forlornly, hunched by the slides,
Pushing the swings too high.
Much too jolly by half.
We bravely join in, casting our pebbles out in the sea.
We observe each other and nod,
Exchange our stories in playgrounds and parks.
[We have knives through our hearts, our guts torn out
And burned in front of our eyes.]
We buy them ice cream,
We hug them too hard, kiss their skin, tickle their feet.
We give them back on Sunday night, and then
Go homeless to silent rooms,
[The cowed and defeated, disenfranchised, disjusticed men.] »

Nos lecteurs les plus cultivés savent que Louis de Bernières s’exprime en connaissance de cause, ayant lui-même été privé de ses deux jeunes enfants, Robin (cinq ans) et Sophie (deux ans), après sa séparation douloureuse d’avec leur mère, l’actrice Cathy Gill, en 2009. Au cours du combat qui lui a finalement permis d’obtenir la résidence alternée, il avait publiquement rejoint les rangs de nos camarades de Families Need Fathers.

Louis de Bernières (© Walnut Whippet)

Louis de Bernières (© Walnut Whippet)

Laissez un commentaire (respectez les règles exposées dans la rubrique “À propos”)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 1999-2018 p@ternet Frontier Theme