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Prévenir l’avortement en Europe

Preventing Abortion in Europe

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique qui affecte la société dans son ensemble et pour son avenir. C’est la raison pour laquelle l’European Centre for Law and Justice a organisé un séminaire européen de haut niveau ce 22 juin au siège de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne, à Bruxelles (Belgique). L’objet de ce séminaire était d’identifier les bonnes pratiques pour une politique de prévention de l’avortement efficace, particulièrement auprès des jeunes.

L’avortement est un problème de santé publique

Chaque année en Europe, près de 4 millions de femmes mettent un terme à leurs grossesses. Plus de 30 millions d’avortement ont été effectués depuis 2010, ce qui représente un quart des naissances. L’avortement a des conséquences culturelles, démographiques, économiques et sociales considérables et indéniables. 42 % des femmes ayant avorté avant l’âge de vingt-cinq ans vivent une dépression. La moitié des femmes mineures ayant avorté souffrent d’idées suicidaires. Les femmes qui avortent ont trois fois plus de risques de subir des violences mentales, physiques ou sexuelles que les femmes qui ont mené à terme leur grossesse.

Il est possible de réduire le recours à l’avortement

L’avortement n’est pas une fatalité ; de nombreux pays sont parvenus à en réduire le recours par des politiques de prévention.

En Italie, par exemple, le nombre d’avortements a chuté de 56 % entre 1982 et 2013, atteignant 102 000, soit moitié moins qu’en France pour une population à peine moindre. Les taux d’avortement et de contraception y sont parmi les plus faibles d’Europe. En Allemagne, le nombre d’IVG est passé de 135 000 à 99 000 entre 2001 et 2015, et de 13 000 à moins de 5 300 en Lettonie entre 2004 et 2013, etc.

Confronté à un grave défi démographique, le gouvernament de Macédoine a entrepris avec succès de réduire le recours à l’avortement et d’encourager la natalité.

Aux États-Unis, le taux de grossesse adolescente a été réduit de moitié entre 1990 et 2010 grâce à une campagne visant à la responsabilisation et à la valorisation de la sexualité et de la vie humaines. Le nombre d’élèves de terminale se déclarant abstinents a doublé, passant de 33 % à 66 %, provoquant une réduction des deux tiers des avortements chez les jeunes, un recul des maladies sexuellement transmissibles et une amélioration de leur équilibre affectif et psychologique.

De nombreuses mesures concrètes de prévention méritent d’être mises en œuvre, visant en particulier à mieux éduquer les jeunes, à aider les femmes et à responsabiliser les pères.

Réduire le recours à l’avortement doit être une priorité

Réduire le recours à l’avortement est également une obligation en droit international. La majorité des pays européens s’est engagée à soutenir la famille, la maternité et les enfants « avant comme après la naissance » (préambule de la Convention relative aux droits de l’enfant), à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement » et à « réduire le recours à l’avortement » (Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire, 5-13 septembre 1994, points 7.24 et 8.25). Le Conseil de l’Europe a également invité les États européens « à promouvoir une attitude plus favorable à la famille dans les campagnes d’information publiques et à fournir des conseils et un soutien concret pour aider les femmes qui demandent un avortement en raison de pressions familiales ou financières » (Résolution 1607 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 2008, point 7.8).

Séminaire

10 h 00 – Ouverture du séminaire par le R.P. Olivier Poquillon o.p., secrétaire général de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne

10 h 30 – Première session : cadre légal (président : David Fieldsend, président du conseil d’administration de Sallux)

  • Avortement et objection de conscience (Dr Claire de La Hougue)

  • Le droit institutionnel de ne pas pratiquer l’avortement (Professeur Jean-Pierre Schouppe)

Questions et réponses

12 h 30 – Pause déjeuner

14 h 00 – Seconde session : politiques sociales et bonnes pratiques (président : Dr Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice)

  • Facteurs de risques et conséquences médicales de l’avortement (Cherline Louissaint, avocat)

  • France : une prévention de l’avortement est-elle possible ? (Caroline Roux, Alliance Vita)

  • Allemagne (Dr Petra Cador)

  • Italie (Professeur Assuntina Morresi)

  • Macédoine (Vladimir Bakounine, représentant du Parlement macédonien)

  • Pologne (Olaf Szczypinski et Karina Walinowicz)

  • Slovaquie (Patrik Daniska, avocat)

Questions et réponses

17 h 00 – Conclusion du séminaire par le Dr Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice

Preventing Abortion in Europe

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