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Revue de presse du 2 mai 2018

Revue de presse

  • « Audition UNAF. États généraux de la bioéthique », Union nationale des associations familiales, 2 mai 2018.

Marie-Andrée Blanc, présidente de l’Union nationale des association familiales, Guillemette Leneveu, directrice générale, et David Pioli, coordonnateur du pôle « Droit de la Famille – Parentalité – Protection de l’enfance », ont été auditionnés par le Comité consultatif national d’éthique dans le cadre des États généraux de la bioéthique. L’Union nationale des association familiales est intervenue sur quatre thématiques : médecine prédictive, santé et environnement, procréation et fin de vie.



  • Bouvier (Charlotte), Jacquin (Jean-Baptiste), « Si tu en parles, je te grille auprès de tous les cabinets », Le Monde, nº 22800, 3 mai 2018, p. 13.


  • Carpentier (Laurent), « Kad Merad, au nom du père », Le Monde, nº 22800, 3 mai 2018, p. 16.


Mal-logement, mal-logésEn dépit d’une amélioration générale des conditions de logement, la crise du logement – et en particulier celle du mal-logement – perdure. Comment sont logées les personnes pauvres au regard de l’évolution générale de la situation du logement depuis une vingtaine d’années et particulièrement depuis la crise de 2008 ? Quelle perception ces personnes ont-elles de leurs conditions d’habitat, spécialement celles qui se trouvent de fait exclues du logement de droit commun et vivent au quotidien dans des « situations marginales de logement » ? Consacré aux différentes formes de mal-logement, ce douzième rapport annuel de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion se propose d’éclairer la compréhension de cette crise paradoxale et persistante en complétant la mesure quantitative des difficultés de logement par un regard sur la situation des personnes logées ou exclues du logement dit « de droit commun ». La subjectivité des personnes dont l’action associative ou publique en matière de logement entend améliorer la situation est donc prise en compte dans cet ouvrage, dans la continuité de la démarche entreprise pour le rapport de 2016 consacré à l’invisibilité sociale.

Les études menées dans le cadre de la réalisation de ce rapport révèlent notamment deux degrés d’intensité dans les situations de mal-logement :

  • une charge excessive en logement pour les ménages, qui compromet la participation à la vie sociale, entraîne des privations sur les autres besoins à satisfaire, et touche une part croissante des ménages à faibles revenus ;
  • la difficulté rencontrée par les personnes de passer d’une situation marginale de logement (la privation de domicile personnel, par exemple) à une situation de logement de droit commun.

L’un et l’autre posent plus généralement la question de l’insuffisance d’une offre de logements abordables dans certains territoires, spécialement les plus urbains.

Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion, le risque est croissant, pour les plus précaires ou pour ceux dont les ressources sont irrégulières, de se trouver exclus du logement ordinaire.

Si le taux moyen d’effort pour le logement reste stable (16 % en 2001, 18,38 % en 2013), il augmente pour les ménages à bas revenus : 33,6 % en 2013, contre 26,2 % en 2001. Le rapport pointe aussi une augmentation du taux de surpeuplement chez les ménages pauvres et modestes : + 1,6 point entre 1996 et 2006, malgré une baisse générale du phénomène pour cette même période. Les ménages à bas revenus souffrent aussi d’un environnement dégradé.

En créant des conditions défavorables à la réussite scolaire, le mal-logement contribue indirectement à augmenter le risque de pauvreté à l’âge adulte et peut devenir un canal de transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

En perdant l’espoir d’un logement « de droit commun », les personnes peuvent « s’installer » dans une situation manifestement précaire et/ou mettant en danger leur santé (personnes sans abri sédentarisées dans un lieu non prévu pour l’habitation, habitation de fortune).

Les « situations marginales de logement » auraient ainsi augmenté de 12 % en moins de quinze ans et concerneraient près de 800 000 personnes, soit environ 1,2 % de la population.

Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion, il est indispensable d’accroître l’offre de logements locatifs adaptée aux ressources des plus pauvres, de prévenir les ruptures qui conduisent à la marginalité et de mieux assurer le passage depuis un habitat marginal contraint vers un logement de droit commun. Si les progrès sont sensibles en matière d’accès durable au logement, le dispositif de prévention des expulsions et la mise en œuvre du droit au logement opposable restent encore perfectibles.



  • Jacquin (Jean-Baptiste), « Face aux discriminations, des avocates sans défense », Le Monde, nº 22800, 3 mai 2018, p. 13.

  • Wieder (Thomas), « Allemagne, le mirage de la parité », Le Monde, nº 22800, 3 mai 2018, p. 23.

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