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Revue de presse du 9 février 2018

Revue de presse





  • « PMA : la requête d’un couple de femmes irrecevable », Le Monde, nº 22731, 10 février 2018, p. 8.

Le Monde, nº 22731, 10 février 2018, p. 8


Face au mal-logement, les CCAS/CIAS impliquésStructures de proximité sollicitées par les habitants sur de nombreuses problématiques, les centres communaux et intercommunaux d’action sociale interviennent aussi bien via leurs missions traditionnelles d’accès aux droits (information des publics et domiciliation) que par des politiques ambitieuses d’octroi d’aides, de gestion de structures d’urgence ou de dispositifs innovants pour faciliter l’accès au logement et éviter les expulsions. Réalisée avec le soutien de la Direction générale de la cohésion sociale, cette enquête de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale s’est appuyée sur un dispositif combinant trois volets complémentaires :

L’enquête souligne l’implication massive des centres communaux et intercommunaux d’action sociale dans l’hébergement d’urgence, l’accès et le maintien du logement : 87 % d’entre eux s’investissent sur ces questions. Cet engagement fort répond à l’augmentation des besoins observée sur les territoires entre 2013 et 2016 dans le domaine de l’hébergement/logement, particulièrement ressentie pour les demandes liées à la domiciliation (55 % des centres indiquent que ces besoins augmentent) et au logement social (72 %).

Plus de huit centres communaux et intercommunaux d’action sociale sur dix pratiquent la domiciliation, un chiffre en augmentation sensible depuis 2015. Une fois la procédure de domiciliation effectuée, la très grande majorité va au-delà des obligations légales en proposant aux personnes domiciliées d’être accompagnées dans leurs démarches d’accès au logement. En effet, les centres communaux et intercommunaux d’action sociale jouent un rôle fondamental dans l’accès aux aides légales et la lutte contre le non-recours aux droits dans le champ de l’hébergement/logement. En plus d’orienter les demandeurs vers les divers acteurs compétents sur le sujet, plus de sept centres sur dix les informent directement sur leurs droits et peuvent les conseiller : démarches à suivre, modalités d’attribution, nature des aides existantes… Par ailleurs, près de la moitié des centres communaux et intercommunaux d’action sociale informent sur le droit au logement opposable pour aider les demandeurs de logement social à faire valoir leurs droits.

Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale s’illustrent comme dernier rempart contre la précarité pour les ménages rencontrant des difficultés financières : ils délivrent plus de 14 millions d’euros d’aides aux personnes faisant face à des problématiques d’hébergement ou de logement (en plus des aides à l’énergie qui représentent un volume de près de 17 millions d’euros). Outre l’octroi d’aides financières, ils s’impliquent pour le maintien dans le logement des ménages, à travers notamment l’accompagnement des personnes en risque d’expulsion : accompagnement à la maîtrise budgétaire (pour 48 % des centres), accompagnement à la recherche d’un logement adapté en termes de loyer (41 %), médiation entre bailleurs et locataires (29 %)…

Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale jouent un rôle essentiel pour aider les ménages vulnérables à faire face à des situations d’urgence en s’impliquant dans la coordination des réponses et la gestion des structures : les deux tiers orientent des demandeurs d’aide vers le 115 ; 26 % gèrent une ou plusieurs structures d’hébergement d’insertion et/ou d’urgence, ou des places en logements temporaires. Au-delà de l’urgence, ils contribuent à faciliter l’accès au logement des ménages qui les sollicitent : 82 % aident par exemple les ménages à monter un dossier de demande de logement social. Pour permettre l’accès au logement autonome, un sur dix propose également de l’intermédiation locative.

Un quart des centres communaux et intercommunaux d’action sociale participent également à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives de leur territoire (jusqu’à 50 % dans les territoires de plus de 50 000 habitants) et un sur cinq pilote ou participe à une commission locale de prévention à l’échelle infra-départementale. Lorsque le concours de la force publique ne peut être prévenu, 72 % des centres s’impliquent dans le relogement de ménages expulsés.

Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale collaborent avec de multiples acteurs sur le sujet de l’hébergement/logement, dont principalement les bailleurs sociaux (près de neuf sur dix sont en lien avec eux), les conseils départementaux (58 %), les communes (56 %) et la Caisses d’allocations familiales (52 %). Si ces liens relèvent le plus souvent d’échanges d’informations et d’orientation des ménages, les centres communaux et intercommunaux d’action sociale sont également fréquemment sollicités pour fournir un accompagnement social au public de leurs partenaires. Ces constats attestent de la bonne identification des centres communaux et intercommunaux d’action sociale par les différents acteurs de l’hébergement et du logement, en plus de leur repérage par les publics demandeurs d’aide en tant que structures de proximité.

En rapport avec nos préoccupations habituelles, nous avons relevé ce passage :

« Des besoins d’accompagnement liés à des “accidents de la vie”

« Les CCAS/CIAS mentionnent les besoins d’accompagnement en matière de logement de personnes fragilisées par un “accident de la vie”.

« Ils ajoutent ainsi de nombreuses précisions sur les publics rencontrés : les désunions ressortent comme des phases de transition critiques concernant le logement, avec les décohabitations qui s’ensuivent. “Les personnes en instance de divorce et se retrouvant sans solution de logement, avec pour la plupart un changement de situation sociale (demande de RSA à prévoir par exemple), sont un public très fragilisé qui manque d’informations au niveau des aides et des accompagnements dont ils peuvent bénéficier. C’est bien souvent les voisins ou les mamans à la sortie des écoles qui les orientent vers le CCAS : dans 95 % des cas, ces personnes ne se s’étaient jamais rapprochées d’un CCAS et n’en connaissaient ni le fonctionnement, ni la politique sociale engagée par la mairie avant leur changement de situation familiale et sociale” (CCAS de 12 000 habitants, Hauts-de-France). Ces décohabitations ont par ailleurs un effet sur le marché du logement, tel que l’explique un CCAS de 8 000 habitants (Île-de-France) : “Il y a de plus en plus de séparations sur la commune et les demandes de logements augmentent”. »



Dares Analyses, nº 7, 9 février 2018La part de femmes parmi les élus titulaires aux comités d’entreprise ou d’établissement et aux délégations uniques du personnel est passée de 32 % à 40 % entre 2001 et 2012. Elle s’est donc fortement rapprochée du pourcentage de femmes parmi les salariés concernés par ces élections professionnelles du secteur privé (43 % en 2012). Bien que la féminisation des instances représentatives du personnel dépende du taux de féminisation de chaque secteur, les femmes restent sous-représentées parmi les élus dans la grande majorité des secteurs d’activité.

Le taux de féminisation des élus du collège « ouvriers et employés » est passé de 37 % à 42 %, ce qui le rapproche de la proportion de femmes dans ces catégories (44 %). Les femmes ne sont en revanche que 28 % des élus dans le collège « ingénieurs et cadres », où elles représentent pourtant plus d’un tiers des salariés concernés par les élections professionnelles.

Si les listes non syndicales, implantées surtout dans les PME, respectent globalement la parité relative femmes-hommes, la proportion de femmes élues sur liste syndicale varie fortement selon l’organisation. Ces différences reflètent en partie la structure sexuée de la main-d’œuvre des secteurs d’activité dans lesquels les syndicats sont implantés.

La concentration des femmes dans des métiers et des catégories professionnelles plutôt éloignés des organisations syndicales pourrait également expliquer leur sous-représentation parmi les élus aux comités d’entreprise et aux délégations uniques du personnel.

Enfin, des facteurs culturels et organisationnels propres aux syndicats expliquent en outre la persistance des inégalités femmes-hommes au sein de ces mêmes organisations.


Des chercheurs de l’université suédoise de Göteborg ont pu observer des images tridimensionnelles de structures individuelles dans le sperme humain grâce à la tomographie cryoélectronique, une technique d’imagerie consistant à congeler rapidement des échantillons biologiques, à les éclaircir puis à les imager avec un microscope électronique.

En observant les images détaillées du bout du flagelle, les chercheurs ont repéré une spirale s’étendant depuis la pointe du spermatozoïde et mesurant environ un dixième de la longueur du flagelle. Cette structure pourrait permettre de canaliser l’énergie du spermatozoïde, en lui donnant la faculté de nager rapidement vers l’ovocyte.

Cette découverte fournit des informations importantes sur la façon dont la structure du sperme affecte sa capacité de mouvement et d’orientation. Elle pourrait conduire à de nouveaux traitements visant à augmenter la mobilité des spermatozoïdes pauvres, cause majeure de l’infertilité chez les hommes. Elle pourrait éventuellement ouvrir aussi la voie à une nouvelle méthode de contraception masculine.

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