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Financement de la recherche en protection de l’enfance

Journal officiel de la République française, édition « Débats parlementaires – Sénat », nº 30 S (Q), 3 août 2017

Meunier (Michelle), Question écrite nº 810 à la ministre des solidarités et de la santé sur le financement de la recherche en protection de l’enfance (Journal officiel de la République française, édition « Débats parlementaires – Sénat », nº 30 S (Q), 3 août 2017, p. 2503).

Michelle Meunier (© Nicolas Nocet)

Michelle Meunier (© Nicolas Nocet)

Mme Michelle Meunier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les budgets consacrés à la recherche sur la protection de l’enfance. À ce jour, le seul organisme public chargé de financer la recherche en protection de l’enfance est l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE, anciennement Observatoire [national] de l’enfance en danger – ONED), une entité du Groupement d’intérêt public (GIP) Enfance en danger abondé par l’État et les départements. Le budget de l’ONPE alloué à la recherche est de 130 000 euros par an. En mobilisant d’autres programmes, les spécialistes du secteur estiment que le financement global de la recherche sur le sujet ne dépasse pas 250 000 euros par an, soit moins d’un euro par enfant suivi ou placé. Ce sous-financement fait de cette discipline le « parent pauvre » des sciences sociales et médicales.

Depuis plusieurs années, les professionnels de la protection de l’enfance éprouvent le besoin d’une analyse plus fine de leurs pratiques, apte à porter un regard critique sur leurs méthodes de travail et en mesure de renforcer leur formation.

La feuille de route 2015-2017 de la protection de l’enfant entend répondre à ce besoin « en soutenant la formation et la recherche ». Les actions 98 à 101 ont pour objectif de « développer la recherche et la diffusion des savoirs et des expériences dans les pratiques professionnelles ». Pourtant, sans un coup de pouce financier conséquent à ce champ scientifique, ces ambitions risquent de demeurer lettre morte.

C’est pourquoi elle l’interroge sur les moyens accordés à la réalisation de ces actions dans le cadre de la convention pluriannuelle d’objectifs qui lie l’État et le GIP Enfance en danger.


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