Le rapport 2026 du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes sur le sexisme est dépourvu de toute rigueur scientifique

Communiqué de presse du Groupe d’études sur les sexismes

Groupe d’études sur les sexismes

Le Groupe d’études sur les sexismes a pris connaissance du Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France publié par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, et est amené à constater que sa méthodologie n’a rien de scientifique :

  • Le rapport n’envisage que le sexisme contre les femmes, ou misogynie, et ne mentionne jamais le sexisme contre les hommes, ou misandrie. Il ne traite donc pas le sujet annoncé dans son intitulé.
  • De même, il ne propose jamais de définition du sexisme objective et complète, préalablement au questionnaire sur lequel il se fonde (destiné aux quinze ans et plus). Une partie des réponses sont, après coup, interprétées et listées comme sexistes, alors que les questionné(e)s ne les formulaient ni ne les entendaient comme telles. C’est pourquoi le rapport peut conclure à des proportions énormes de sexistes dans la population, soit 23 %, ou 12,5 millions (et seulement pour l’une des deux formes de sexisme retenues, le « sexisme paternaliste »).
  • Paradoxalement, ces chiffres incluent une part importantes de femmes : 12 % ou 5 millions. Autrement dit, 5 millions de femmes détesteraient leur propre sexe, ce qui est peu flatteur pour l’ensemble d’entre elles.

Manifestement, l’objectif du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes est de promouvoir une vision misandre de la relation entre les sexes, et pour cela de majorer artificiellement la présumée proportion d’hommes sexistes. Mécaniquement, du fait du questionnaire choisi, il est amené à majorer de même la proportion de femmes sexistes, jusqu’à obtenir des évaluations insultantes pour la moitié féminine de la population.

Il est temps que les pouvoirs publics, qui financent cet organisme, s’interrogent sur sa compétence et la validité de ses productions.

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