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Troubles de la ménopause au Sénat

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Chantal Jouanno (© Laurent Achedjian)

Chantal Jouanno (© Laurent Achedjian)

Abondance de riens ne pouvant nuire, la sénatrice de Paris Chantal Jouanno, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a cru bon de déposer aujoud’hui avec une poignée de ses collègues une nouvelle proposition de loi (nº 460), « tendant à réaffirmer le principe d’égalité entre femmes et hommes et à renforcer la laïcité ». Eu égard au calendrier politique, il y a de bonnes chances pour que ce texte rejoigne celui d’hier dans les poubelles archives du Sénat ; il constitue néanmoins un coup supplémentaire porté par le lobby féministe à la (mauvaise) moitié de l’humanité.

Le premier article de la proposition de loi a pour objet de créer un « délit autonome d’agissement sexiste et de compléter le code pénal en conséquence ». Le deuxième vise à intégrer dans l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure « la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison du sexe » aux motifs permettant la dissolution d’associations ou groupements de fait par décret en conseil des ministres.

Ici encore, nous aurions pu accorder intérêt et sympathie à cette proposition de loi si l’exposé des motifs ne laissait pas clairement paraître la volonté de réprimer exclusivement les discriminations, réelles ou prétendues, dont les femmes seraient victimes. Si cette proposition était adoptée telle quelle, il y aurait tout lieu de craindre que la simple revendication de la résidence alternée de plein droit, par exemple, soit alors considérée comme un « agissement sexiste » et une « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence à raison du sexe », entraînant la dissolution des associations de défense des pères injustement séparés de leurs enfants.

Les deux derniers articles ont pour objet de « renforcer la laïcité en étendant à de nouvelles catégories de personnes l’obligation de neutralité au regard de la manifestation d’appartenance religieuse ». Si le sujet n’entre pas directement dans le champ de nos préoccupations ordinaires, il convient néanmoins d’attirer l’attention de nos lecteurs sur l’emprise croissante qu’un État totalitaire entend exercer sur la conscience des citoyens français. Vouloir interdire la manifestation d’appartenances ou d’opinions religieuses dans l’espace public n’est en rien une garantie d’« impartialité » ou de « neutralité » : c’est l’expression pure et simple d’un athéisme d’État, d’autant plus pernicieux qu’il est inavoué.


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