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Troubles de la ménopause au Sénat

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Chantal Jouanno (© Laurent Achedjian)

Chantal Jouanno (© Laurent Achedjian)

En cette détestable autant que discriminatoire Journée internationale des droits des femmes, la sénatrice de Paris Chantal Jouanno, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a cru bon de déposer avec une poignée de ses collègues une proposition de loi constitutionnelle (nº 454) visant à modifier l’article premier de la Constitution pour y inscrire le principe d’’égalité entre tous les citoyens « sans distinction de sexe ».

Il nous paraît significatif que plusieurs des trente-six membres de la délégation aux droits des femmes du Sénat n’aient pas jugé utile de cosigner ce texte, dont l’exposé des motifs tient davantage du pamphlet féministe que du petit traité de droit constitutionnel exigé par la matière. Réelles ou supposées, les seules discriminations mentionnées sont en effet uniquement celles dont les femmes seraient victimes, de la violence dite conjugale aux inégalités professionnelles (lesquelles, rappelons-le, ne sont pas nécessairement des injustices) en passant par les « humiliations liées à des gestes quotidiens, aussi anodins – en apparence – que le refus de leur serrer la main » (sic).

Nous aurions considéré cette proposition de loi avec d’avantage d’intérêt et de sympathie si sa motivation avait également pris en compte les discriminations bien réelles dont les hommes sont eux aussi victimes, sans qu’aucune délégation parlementaire s’en préoccupe. Par exemple, la réduction de la paternité en « droit de visite et d’hébergement » à laquelle se livre quotidiennement un système judiciaire majoritairement féminisé. Certaines exigences de parité ne sont manifestement pas encore à l’ordre du jour…


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