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Revue de presse du 7 mars 2017

Revue de presse

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé suit scrupuleusement les prescriptions de contraceptifs oraux combinés depuis 2012. Elle constate que les ventes totales de pilules ont reculé d’environ 5 % par an depuis 2013.

Comme dans les précédents bilans, la part de marché des pilules de première et deuxième génération est toujours en augmentation en 2015 (plus de quatre prescriptions sur dix), alors que celle des pilules de troisième et quatrième génération est en nette baisse. Un plan d’action avait en effet été initié par l’Agence en raison du risque de thrombose artérielle et veineuse plus important avec les pilules de nouvelle génération, désormais non remboursées. L’Agence maintient ses recommandations aux prescripteurs.




Insee Analyses Île-de-France, nº 56, 7 mars 2017

Près d’un emploi sur deux (49,1 %) était occupé par une femme en Île-de-France en 2013. Cette part se révèle très hétérogène selon les métiers. Les métiers occupés principalement par des hommes ainsi que les métiers mixtes connaissent toutefois une féminisation de leurs effectifs depuis 2008, en particulier en Île-de-France. En outre, les métiers à dominance féminine, plus souvent occupés à temps partiel et moins rémunérés, sont moins nombreux qu’en province. Plus diplômées, les jeunes femmes se positionnent plus fréquemment que leurs aînées sur des métiers plus rémunérateurs et/ou en expansion. Ce faisant, les jeunes générations contribuent à accroître la mixité des métiers.



Femmes et hommes, l’égalité en question, Paris, INSEE, collection « Références », 7 mars 2017L’ouvrage propose d’abord une vue d’ensemble sur les parcours des femmes et des hommes aux différents âges de la vie (scolarité, vies familiale et professionnelle, retraite) et les inégalités (a priori considérées comme autant d’injustices) qui en découlent.

Quatre dossiers analysent ensuite différents aspects de ces inégalités. Le premier décrit les progrès récents enregistrés en France concernant l’accès des femmes à l’encadrement en début de vie active. Le deuxième dresse un état des lieux des écarts de pension entre les femmes et les hommes à la retraite en Europe. Le troisième s’intéresse à la délinquance des femmes et des hommes et aux différences de traitement par le système judiciaire français. Le dernier porte sur les « stéréotypes » quant aux rôles sociaux des femmes et des hommes.

Présentant des comparaisons européennes et les données essentielles, une trentaine de fiches synthétiques complètent l’ouvrage.

On lira avec une attention particulière le quatrième dossier : Papuchon (Adrien), « Rôles sociaux des femmes et des hommes. L’idée persistante d’une vocation maternelle des femmes malgré le déclin de l’adhésion aux stéréotypes de genre », pp. 81-96. En voici le chapeau :

« Le travail domestique reste majoritairement réalisé par les femmes, notamment dans les familles avec enfant(s). Mais le caractère genré de la vie sociale ne se perçoit pas uniquement au travers des pratiques : nombreux sont ceux qui pensent que le sexe des individus contribue à déterminer ou doit déterminer ce qu’ils font et ce à quoi ils aspirent.

« Pour une personne sur trois, les positions différentes des femmes et des hommes dans les vies professionnelle et privée s’expliquent autant par des raisons biologiques que par l’éducation reçue, mais les opinions exprimées ne tendent pas à présenter les femmes comme moins compétentes ou moins portées à exercer certaines activités que les hommes.

« En revanche, l’opinion selon laquelle les femmes disposeraient de compétences supérieures pour prendre soin des enfants et seraient plus enclines à le faire persiste : une personne sur deux considère que les mères savent mieux répondre aux besoins et aux attentes des enfants que les pères. La “vocation parentale” des femmes apparaît comme la clé de voûte permettant l’articulation entre des compétences déclarées identiques et une division sociale du travail toujours largement organisée en fonction du sexe des individus.

« Les femmes rejettent plus souvent que les hommes ces stéréotypes de genre, en particulier lorsqu’ils renvoient à leur vocation parentale présumée. En outre, l’adhésion à ces idées a diminué, y compris au cours des dix dernières années. Ainsi, en 2014, 22 % des personnes interrogées souscrivent au modèle de la femme au foyer, contre 43 % en 2002. Ce recul proviendrait, dans une large mesure, d’une rupture advenue entre les générations nées après 1945 et celles, moins diplômées, plus religieuses et à moindre taux d’activité féminin, qui les ont précédées. »


  • Dufour (Olivia), « L’avocate n’est pas un confrère comme les autres… », Gazette du Palais, nº 10, 7 mars 2017, p. 8.

Plaidoirie pour la sororité au barreau ?

…sed proles Semelæ Bacchus doctæque sorores
dicere non norunt quid ferat hora sequens…

Tibullus, III, 4, 45-46.


  • Dupont (Gaëlle), « Un 8 mars revendicatif pour l’égalité salariale », Le Monde, nº 22441, 8 mars 2017, p. 12.

  • Labbée (Xavier), « Le robot mari libère la femme », Gazette du Palais, nº 10, 7 mars 2017, p. 13.

  • Montoya (Angeline), « “Un jour sans femmes” dans près de cinquante pays », Le Monde, nº 22441, 8 mars 2017, p. 12.

Dares Analyses, nº 15, 7 mars 2017Bien que cette étude n’ait pas, a priori, de rapport direct avec les sujets qui nous occupent ici, elle présente néanmoins l’intérêt d’ouvrir un champ de réflexion à ceux qui, comme nous, s’interrogent sur le manque d’activité et d’efficacité des associations de défense des pères séparés de leurs enfants. Le parallèle avec le syndicalisme n’est pas sans pertinence.

La France connaît l’un des plus faibles taux de syndicalisation de l’Europe. Seuls 11 % des salariés âgés de dix-huit à soixante-cinq ans déclaraient adhérer à une organisation syndicale en 2013. Encore ce pourcentage n’est-il pas très significatif puisque seulement 30 % d’entre eux participaient régulièrement aux activités de leur syndicat, et qu’un peu plus de 50 % n’y prenaient jamais part, ou très rarement.

On constate également que les salariés syndiqués participent plus souvent aux conflits du travail et aux élections professionnelles, et que cette plus grande implication dans des causes collectives dépasse les limites de l’entreprise. Ils déclarent en effet plus souvent être membres d’associations caritatives, de défense des droits et intérêts communs, de protection de l’environnement ou de partis politiques. De façon générale, ils participent plus fréquemment à des activités bénévoles.

Entre 1983 et 2013, la part des adhérents participant régulièrement aux activités syndicales a malheureusement sensiblement diminué, entraînant un repli de la syndicalisation, et l’adhésion intervient de plus en plus tardivement au cours de la carrière. Cette moindre attractivité pour l’engagement syndical va bien sûr de pair avec un fort recul de l’adhésion à d’autres associations, marquant un désengagement citoyen.

Toute ressemblance avec les associations évoquées plus haut ne saurait être fortuite…


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