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Réseau paternel

Cavaillon-Var : Condamné à voir son enfant comme un détenu au parloir

Communiqué de presse de SOS PAPA

Bruno Grenier (© Ange Esposito)

Bruno Grenier (© Ange Esposito)

« À cause d’un accident dont il n’est pas responsable, ce papa séparé a vu son droit de visite très sérieusement restreint pour une période de six mois. C’est dans un centre spécialisé, sous la surveillance d’un médiateur, que Bruno Grenier doit désormais visiter son petit Ethan.

« La broyeuse judiciaire s’est mise en route mais Bruno Grenier, ostéopathe à Cavaillon, est bien décidé à ne pas baisser les bras. Au contraire, il a décidé de se dresser et de tout mettre en œuvre pour préserver Ethan, son fils âgé de trois ans et demi, et stopper un emballement judiciaire qu’il dénonce. Quitte à provoquer un contre-feu par un emballement médiatique : il a ainsi adhéré à l’association SOS Papa et ouvert une page Facebook Les amis d’Ethan.

« Après une séparation du couple en avril 2013, un juge des affaires familiales d’Avignon a fixé la résidence habituelle de l’enfant, né en février 2012, chez sa mère, en accordant au père un droit de visite et d’hébergement classique.

« En mars 2014, Ethan, qui était alors chez son père, s’est brûlé les mains avec de l’eau chaude. L’accident domestique sera dénoncé dans le cadre de la procédure comme pouvant être une “négligence fautive du père”. Le bras de fer est engagé. Le parquet classe l’incident et le papa obtient du juge une prise en charge de la mère pour financer le voyage retour d’Ethan au domicile maternel de Sainte-Maxime (Var). Le juge qui, dans le même temps, ordonne une mesure de médiation familiale, observe que “si la mère a des difficultés à accepter cette rupture imposée, il convient toutefois de ne pas faire de l’enfant un enjeu”.

« C’est dans ce contexte de tension qu’un nouvel incident va mettre le feu aux poudres. Le 20 mars, Bruno Grenier récupère Ethan à la crèche avec Ludovic, le parrain de l’enfant. Ils constatent qu’Ethan “boîte légèrement” mais se rendent tout de même dans un parc. Puis, constatant qu’une douleur s’installe, le papa amène son fils le lendemain aux urgences. Il est diagnostiqué une “fracture de la diaphyse fémorale avec un déplacement de 10 centimètres”. Par la suite, une dispute violente va opposer les parents dans la chambre de l’enfant, qui restera hospitalisé trois semaines.

« La juridiction familiale est alors saisie par la mère de cet élément “nouveau empreint de gravité”. Bien que ne pouvant établir l’origine de la fracture, le juge estime qu’il y a une défaillance dans la surveillance et la protection de l’enfant. Un “couperet” pour le papa : le droit de visite est provisoirement encadré au regard de la vulnérabilité de l’enfant. Concrètement, Bruno Grenier doit, depuis le 22 juin et pour une période de six mois, se rendre tous les quinze jours dans un centre à Fréjus pour une visite surveillée d’une heure et demie. La première a eu lieu le 18 juillet. Cela faisait 94 jours que Bruno Grenier n’avait pas vu son fils. Un décompte insupportable pour ce papa qui s’estime privé injustement de ses droits de père et qui souhaite que ce cauchemar prenne fin. Pour lui, “mais aussi pour les milliers de pères qui sont en France embarqués dans des histoires de fou”. »

© Bruno Hurault, La Provence, mercredi 29/07/2015

Jean Latizeau, Président

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