L’aliénation parentale reconnue par l’Organisation mondiale de la santé

International Classification of Diseases (Eleventh Revision)

L’Organisation mondiale de la santé a adopté aujourd’hui la onzième révision de sa Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11 en français, ICD-11 en anglais), qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Dès la publication du projet de révision en juin 2018, les expressions « parental alienation » et « parental estrangement » avaient été placées dans l’index, de sorte qu’une recherche sur l’une ou l’autre redirigeait vers un diagnostic générique officiel, « Caregiver-child relationship problem » (problème relationnel parent/enfant – le terme anglais caregiver exprime en fait la notion plus large de « pourvoyeur de soins », mais nous le traduisons par « parent » pour simplifier), ainsi défini : « Substantial and sustained dissatisfaction within a caregiver-child relationship associated with significant disturbance in functioning » :

ICD-11 Search

ICD-11 QE52.0

Quelques féministes ont tenté de faire supprimer ces entrées d’index ainsi que tout ce qui pouvait se rapporter de près ou de loin à l’aliénation parentale dans la hiérarchie des catégories afférentes. On en trouvera les traces dans cet échantillon des propositions d’amendement de l’entrée « parental alienation » (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Nonobstant les efforts – d’ailleurs étrangement tardifs – de ces hystériques, l’Organisation mondiale de la santé a donc entériné le maintien de l’aliénation parentale dans l’index de l’ICD-11 pour le code QE52.0 (cliquez sur l’image pour aller sur le site officiel) :

ICD-11 Search

Il est bien sûr extrêmement important que l’Organisation mondiale de la santé n’ait pas cédé aux pressions d’une poignée de militantes politiques acharnées à présenter l’aliénation parentale comme une arme de guerre utilisée par des pères violents dans le cadre des séparations parentales. Déjà très bien étudiée dans la littérature scientifique, la manipulation psychologique conduisant à un rejet injustifié par un enfant d’un de ses parents après un divorce ou une séparation est donc maintenant reconnue par l’Organisation mondiale de la santé comme un réel problème de santé mentale. Il ne s’agit là que d’un premier pas, encore modeste (une entrée d’index) mais nécessaire pour que ce problème soit mieux compris et traité.

Nous attirons l’attention de nos lecteurs – tout particulièrement les universitaires – sur le fait que l’entreprise de désinformation féministe n’a pas cessé, puisqu’il est toujours possible de commenter et proposer des amendements de l’actuelle rédaction de l’ICD-11. Il est donc souhaitable de participer à ce débat, qui se déroule sur la plate-forme de maintenance (en langue anglaise uniquement). Le processus est très simple :

  1. Allez sur la plate-forme de maintenance et créez un compte d’utilisateur en cliquant sur le libellé « Register » (outre un identifiant et un mot de passe, il est demandé de remplir un formulaire d’identification). Il est aussi possible de lier son identification à un compte existant sur Facebook, Google, Linkedin, Microsoft ou Yahoo.
  2. Saisissez « parental alienation » ou « parental estrangement » dans la barre de recherche.
  3. Vous accédez alors à une liste de commentaires et de propositions (avec quatre options, notamment « Delete Entity Proposal » ou « Propose deleting the current entity » suivant le type d’affichage).
  4. Si vous êtes titulaire d’un titre universitaire, vous pouvez écrire un commentaire ou formuler une proposition. Sinon, contentez-vous d’approuver ou désapprouver les commentaires déjà publiés.

Cette plate-forme de maintenance est à finalité scientifique. Ce n’est pas un espace d’expression libre destiné à exposer au monde entier des situations individuelles, lesquelles au demeurant n’intéresseront personne. Soignez votre rédaction, de préférence en anglais.

Pour conclure ce premier point, nous signalons que l’inclusion de l’aliénation parentale comme terme d’indexation dans l’ICD-11 est le résultat d’une longue campagne menée par nos camarades du Parental Alienation Study Group, dirigé par le professeur William Bernet, qui travaillent sans relâche depuis de nombreuses années sur ce sujet [1].

Enfin et par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé a supprimé les « gender identity disorders » (troubles de l’identité sexuelle) de l’ICD-11, à la satisfaction du lobby LGBT. Les problèmes de santé des personnes dites « transgenres » ne sont donc plus classés parmi les troubles mentaux et du comportement (code F64 de l’ICD-10), mais dans le chapitre 17 relatif à la santé sexuelle. L’« incongruence de genre » y est définie comme « a marked and persistent incongruence between an individual’s experienced gender and the assigned sex ».

Note
  1. Cf. Bernet (William), von Boch-Galhau (Wilfrid), Baker (Amy J. L.), Morrison (Stephen L.), « Parental Alienation, DSM-V, and ICD-11 », The American Journal of Family Therapy, vol. 38, nº 2, 12 mars 2010, pp. 76-187.

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helloasso

Un commentaire

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  1. Pour éviter ces aliénations parentales, en masses, il faut réformer la “justice” des affaires civiles (divorces) en exigeant les preuves lors des accusations pour obtenir le divorce à son avantage, ainsi que bien d’autres choses comme le contenu de la maison et les enfants.
    En effet, les allégations (fausses accusations sans preuve) sont entendues par les juges comme étant des vérités. Ils condamnent donc des parents faussement accusés.
    Or, aucun juge ne peut statuer sur une affaire, en justice, sans avoir les preuves, aux dossiers, concernant les accusations.
    Dans toutes les matières de droit, la preuve est indispensable. Sauf en matière de divorces.
    Depuis 1993, un modèle de consensus, sans avocat, existe bel et bien : c’est le “modèle de Cochem” du Juge Rudolph Jürgen. Il fonctionne très bien lorsqu’il n’y a pas d’avocat dans les affaires… permettant de résoudre les conflits à +- 95 % et d’atteindre les 100 % de résidences alternées, ou d’hébergements égalitaires, ou de gardes partagées (c’est selon) ce qui permet de résoudre efficacement les conflits.
    Mais ce “modèle de Cochem” n’est pas mis en œuvre chez nous, tant en France, qu’en Belgique et ailleurs. Chercher la raison de son absence dans les tribunaux de la famille, et la trouver, cette raison… ce sera alors, pour toutes les familles, l’espoir de ne plus être séparés injustement de leurs enfants, sous de fausses accusations sans preuve.
    (Chercheur depuis 01/01/1994 au CDDP – Belgique-Europe-Québec)

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