Revue de presse du 2 février 2019

Revue de presse


  • Boucaud-Victoire (Kévin), « Christopher Lasch. Le penseur de la famille assiégée », Famille chrétienne, nº 2142, 2 février 2019, pp. 44-45.


Ce texte très intéressant vise à répondre à « une véritable urgence éducative […] quant aux thèmes de l’affectivité et de la sexualité » ainsi qu’à l’actuelle « désorientation anthropologique » (§ 1). En voici quelques extraits :

Il les créa homme et femme« 2. [L’idéologie du genre] nie la différence et la réciprocité naturelle entre un homme et une femme. Elle laisse envisager une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille. Cette idéologie induit des projets éducatifs et des orientations législatives qui encouragent une identité personnelle et une intimité affective radicalement coupées de la diversité biologique entre masculin et féminin. L’identité humaine est laissée à une option individualiste, qui peut même évoluer dans le temps. […]

« 4. La vision anthropologique chrétienne considère la sexualité comme une composante fondamentale de la personnalité, une de ses façons d’être, de se manifester, de communiquer avec les autres, de ressentir, d’exprimer et de vivre l’amour humain. Elle fait donc partie intégrante du développement de la personnalité et de son processus éducatif […].

« 6. […] Il est nécessaire de tenir compte de la différence entre l’idéologie du genre et les diverses recherches sur le genre menées par les sciences humaines. Tandis que l’idéologie prétend […] “répondre à des aspirations parfois compréhensibles” mais cherche à “s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants”, […] il ne manque pas de recherches sur le genre qui s’efforcent d’approfondir de manière appropriée la façon dont on vit dans les diverses cultures la différence sexuelle entre homme et femme. […]

« 9. […] Dans les relations interpersonnelles, seule compterait l’affection entre individus, indépendamment de la différence sexuelle et de la procréation, considérées comme négligeables pour la construction de la famille. On passe d’un modèle institutionnel de famille – dotée d’une structure et de finalités indépendantes des préférences subjectives individuelles des conjoints – à une vision purement contractuelle et volontariste. […]

« 14. […] On en appelle à la reconnaissance publique de la liberté de choix du genre ainsi que de la pluralité d’unions en opposition au mariage entre homme et femme, considéré comme un héritage de la société patriarcale. On voudrait donc que chaque individu puisse choisir sa propre condition et que la société se limite à garantir ce droit, y compris par une aide matérielle, sans quoi on verrait se développer des formes de discrimination sociale vis-à-vis des minorités. La revendication de tels droits est entrée dans le débat politique actuel. Ils ont été accueillis dans plusieurs documents internationaux et insérés dans certaines législations nationales. […]

« 27. La formation de l’identité est […] fondée sur l’altérité. […]

« 28. […] L’utilisation de technologies [reproductives] n’est […] pas équivalente à la conception naturelle, parce qu’elle comporte des manipulations d’embryons humains, des fragmentations de la parentalité, l’instrumentalisation et/ou la marchandisation du corps humain, et réduit l’enfant à un objet de technologie scientifique. »

Faire un don

Totalement indépendant, ne bénéficiant à ce jour d’aucune subvention publique et ne vivant que de la générosité privée, P@ternet a besoin du soutien de ses lecteurs pour continuer, et se développer. Si cet article vous a intéressé, vous pouvez soutenir P@ternet grâce à un don ponctuel en cliquant sur l’image ci-dessous.

helloasso

Laissez un commentaire (respectez les règles exposées dans la rubrique “À propos”)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.