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Revue de presse du 21 mars 2017

Revue de presse




  • Collas (Aurélie), « Éducation : des grands principes, peu de débats », Le Monde, nº 22453, 22 mars 2017, p. 8.

Le Monde, nº 22453, 22 mars 2017, p. 8


10e Baromètre de la perception des discriminations dans l’emploiPubliée par le Défenseur des Droits et l’Organisation internationale du travail, cette étude éminemment subjective, puisque fondée sur la « perception des discriminations », affirme sans ambages que « la grossesse et la maternité constituent le troisième motif de discrimination cité par les femmes » (p. 8). À y regarder de plus près, il ne s’agit que de la « perception » de 7,2 % des 1 820 femmes interrogées, soit un effectif de 131 victimes autodéclarées… Ce qui n’empêche pas les auteurs de l’étude d’affirmer tout aussi péremptoirement que « les stéréotypes et préjugés qui freinent l’accès des femmes à l’emploi et leur déroulement de carrière sont encore aujourd’hui fortement marqués par le “risque” que constitue la maternité pour l’exercice d’une activité professionnelle » (p. 13). Sans doute pourrait-on rétorquer aux sbires de Jacques Toubon que l’exercice d’une activité professionnelle constitue tout aussi bien un risque (sans guillemets) pour la maternité et que c’est pour cette raison qu’a été institué, d’ailleurs très tardivement (1909 en France), un congé idoine, mais il est à craindre que des fâcheux considérant la maternité comme un « risque » ne soient pas très réceptifs à cette remarque. Nous nous contenterons donc de leur suggérer une mesure très simple pour éradiquer ce « risque » : il suffit d’abolir la maternité…

Nous relevons enfin une réserve étonnante dans la logorrhée féministe victimaire (nos lecteurs voudront bien nous pardonner ce pléonasme) des auteurs :

« Dès le début de leur vie professionnelle, les femmes sont discriminées en tant que femme et en tant que potentielle future mère. La survenance effective de la grossesse conforte et renforce les inégalités déjà subies par ces jeunes femmes, jusqu’à l’âge de scolarisation en élémentaire du plus jeune enfant (6 ans). » (pp. 13-14)

On n’ose imaginer ce que la moitié de l’humanité subirait si cette prétendue discrimination commençait dès le début de leur existence et non seulement « dès le début de leur vie professionnelle »…


  • Lauer (Stéphane), « La femme a toujours moins d’avenir que l’homme », Le Monde Éco & entreprise, nº 22453, 22 mars 2017, p. 7.

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