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Revue de presse du 2 mars 2017

Revue de presse




  • Collectif, « Féminisme, la nouvelle vogue », Le Monde Mode, nº 22437, 3 mars 2017.

Tant que les féministes s’occupent de chiffons, tout va bien…




Le cercle psy, nº 24, mars 2017Dans son numéro du mois de mars 2017, le trimestriel Le cercle psy publie un article dont le seul titre alerte sur la mauvaise information de son auteur, ignorant que l’expression « garde des enfants » a été bannie du code civil par la loi nº 87-570 du 22 juillet 1987 sur l’exercice de l’autorité parentale (Journal officiel de la République française, nº 69, 24 juillet 1987, pp. 8253-8255), dite « loi Malhuret ».

Deux psychologues, Maurice Berger et Chantal Clot-Grangeat, ont été interrogés. L’un contre, l’autre pour, afin de satisfaire une prétendue exigence d’objectivité qui, au final, n’apporte rien au débat : le lecteur restera très probablement sur sa position initiale.

Les arguments de Maurice Berger sont connus. Il se targue d’abord d’une pétition lancée en 2013 qui aurait recueilli « plus de 4 400 signatures de professionnels de l’enfance et de la famille ». Cela ferait déjà fort peu eu égard à tous ceux qui peuvent revendiquer ce titre : éducateurs, juristes, pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, et autres travailleurs sociaux, sans compter les parents… Mais surtout rien n’atteste la qualité de « professionnels de l’enfance et de la famille » des quelques 6 500 (Maurice Berger ne tient même pas ses comptes à jour) signataires d’une pétition qui n’est somme toute rien d’autre qu’un sondage en ligne, sans aucune valeur probante.

Les deux études scientifiques évoquées (mais non citées [1]) sont dépassées. En outre, comme toutes les publications brandies par les opposants à la résidence alternée, elles sont fondées sur les cas particuliers d’enfants vus en consultation par des pédopsychiatres et psychologues, sans que soit jamais démontrée l’origine des difficultés, du mal-être et de la souffrance de ces enfants : plutôt que la résidence alternée, n’est-ce pas plus simplement la séparation plus ou moins conflictuelle de leurs parents qui en est la cause ? A-t-on jamais démontré que les enfants privés d’un parent (par hypothèse, le père) souffraient moins que ceux qui pouvaient continuer à bénéficier des deux, même séparés ?!

Psychologue, psychothérapeute et vice-présidente de l’International Council on Shared Parenting, Chantal Clot-Grangeat s’appuie sur des recherches beaucoup plus récentes qui montrent, très naturellement, que tous les enfants ont besoin de leurs deux parents, et que cette relation fondamentale est mieux préservée par la résidence alternée en cas de séparation parentale. Elle préconise « une résidence alternée intelligente », avec une alternance dynamique variant au fil de l’âge, par exemple deux jours pour de jeunes enfants pour tendre progressivement vers une alternance hebdomadaire à l’adolescence.

Bien que cet article ait été publié dans un magazine de psychologie, nous regrettons que les aspects politiques et sociaux de la résidence alternée aient été à peine évoqués (hormis quelques considérations de Chantal Clot-Grangeat sur la paternité) : la dislocation organisée de la famille, les places des femmes et des hommes dans la société, le rôle des pères dans l’éducation des enfants sont des sujets d’importance qui méritaient un traitement plus approfondi.

Notes
  1. Il s’agit probablement de :

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