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Féminisme ? propagande ? sexisme ?

Jean Gabard (© D.R.)

Dans la société démocratique « moderne », il y a maintenant la possibilité de donner son avis sur tout et même de fustiger ce qui avant s’imposait et faisait l’unanimité. Il est même de bon ton de s’attaquer non seulement aux actes ou aux propos, mais aussi aux personnes elles-mêmes. C’est ainsi qu’il devient habituel de dénigrer les hommes, les pères, les adultes et toutes les autorités.

S’il est « politiquement correct » de bafouer les « dominants », vous risquez cependant de devenir très vite suspect si vous vous en prenez aux « dominés ». C’est ainsi que vous êtes très vite accusé de conservatisme si vous critiquez les propos d’un jeune, de racisme si vous critiquez ceux d’un étranger, d’islamophobie si vous critiquez ceux d’un musulman, d’antisémitisme si vous critiquez ceux d’un juif, d’homophobie si vous critiquez ceux d’un homosexuel… Si vous osez émettre une réserve sur les positions d’un féministe, ce sera encore pire : vous serez directement condamné comme macho et réactionnaire ! Vous ne serez pas brûlé. Non, « le féminisme n’a jamais tué personne » ! Vous serez simplement considéré comme un pestiféré, comme un danger pour le progrès et la démocratie ! Ainsi catalogué, les « démocrates modernes » pourront se donner le droit de vous priver de parole, en toute bonne conscience !

Je me permettrai cependant de poser quelques questions sur les « vérités » de certains « féministes ».

Les recherches « scientifiques » sur les « violences conjugales », sur les « tâches ménagères », sur les « inégalités de salaire », sont-elles vraiment des recherches, et à plus fortes raisons scientifiques, quand ceux qui les font sont des partisans d’une idéologie et ont déjà les réponses avant de les avoir cherchées ?

L’interprétation des résultats obtenus par des chercheurs partisans peut-elle être considérée comme une information quand elle est donnée dans le but de défendre une idéologie ? N’est-ce pas alors plutôt de la propagande ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand « 10 % de femmes victimes de violences conjugales » devient dans la bouche de certains « 10 % de femmes battues » ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand il y a une journée contre la violence faite aux femmes et qu’il n’est rien dit de la violence dont sont victimes les hommes ?

Celle-ci serait-elle plus acceptable ? Trouverait-on normal que la journée des déportés ne concerne que les déportés hommes ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand « 80 % du noyau dur des tâches domestiques (cuisine-vaisselle-ménage-linge) » devient « 80 % des tâches domestiques », ou « 80 % du travail à la maison », ou « les femmes travaillent deux fois plus que les hommes » ?

D’après les mêmes chiffres, si les femmes font effectivement 80 % du noyau dur des tâches ménagère, elles ne font plus que 65,2 % de l’ensemble des tâches domestiques (et les hommes 34,8 %). Si l’on additionne le temps passé pour l’ensemble des tâches domestiques et pour les activités professionnelles, les femmes font 51,8 % de l’ensemble du travail contre 48,2 % pour les hommes. La différence existe bien, mais on est loin des 80 % – 20 %.

Serait-il accepté de dire que les hommes assurent 80 % du travail à la maison parce qu’ils assurent 89,1 % du bricolage et 71 % du jardinage (suivant les mêmes études) ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand, afin de victimiser les femmes, les tâches domestiques de celles-ci sont jugées « contraintes » et les tâches des hommes « nobles » ?

Tondre la pelouse, tailler la haie, s’occuper des poubelles… ne seraient-elles pas des tâches tout aussi « contraintes » ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand il est dit que les hommes ont des revenus 20 % supérieurs à ceux des femmes, en faisant croire que c’est pour le même travail ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand toutes les différences sont considérées comme des discriminations parce qu’une idéologie féministe les attribue uniquement à une construction sociale sexiste, alors qu’elles proviennent aussi de différences biologiques et de la structuration différente du psychisme, indépendante de la culture ?

N’y a-t-il pas propagande, et même sexisme, quand l’égalité en droits est interprétée comme un droit à l’égalité ?

N’y a-t-il pas dérives féministes quand la défense du féminisme (et pas forcément des femmes) passe par la propagande et le sexisme ?

N’y aurait-il pas aujourd’hui d’autres voies pour essayer de vivre ensemble et devenir adulte ?

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