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Réseau paternel

L’affaire de Cestas (suite)

Cestas

Les obsèques du gendarme Jean-Lucien Carratala ont lieu ce matin en la chapelle de l’hôpital militaire Robert Picqué, à la périphérie de Bordeaux.

Au premier rang de l’assistance, on remarque notamment le général Chenu, commandant la gendarmerie nationale à Bordeaux, le colonel Bonnefond, commandant la circonscription de gendarmerie d’Aquitaine, et Jean Maccioni, sous-préfet, représentant le préfet d’Aquitaine, Gabriel Delaunay.

Après l’office religieux, le capitaine Mars, commandant le 2e escadron de gendarmerie mobile, et Jean Maccioni, au nom des autorités civiles, font l’éloge du défunt tandis que le général Chenu dépose sur le cercueil la médaille de la gendarmerie. La dépouille mortelle quitte ensuite Bordeaux à destination de Sète où aura lieu l’inhumation.

Pendant ce temps-là, à Cestas, le camp des assiégeants s’augmente d’heure en heure de militaires et de civils, journalistes ou curieux, que les gendarmes repoussent mais qui reviennent toujours.

Vers 10 h 45, le commandant François Cardeilhac s’avance seul, à pied et sans arme, jusqu’aux abords immédiats de la maison d’André Fourquet. Après un bref entretien à distance, il s’approche jusqu’au pas de la porte et remet à André Fourquet l’ordonnance du juge des enfants de Bordeaux qui, dans un but d’apaisement, retire à la mère la garde de leurs enfants et les confie à une institution spécialisée d’Andernos-les-Bains. André Fourquet ne dissimule pas une certaine satisfaction.

Le commandant François Cardeilhac pénètre ensuite à l’intérieur de la maison. Tout au long de la conversation, André Fourquet, qui a pris soin de se raser pour accueillir le commandant, conserve sa carabine au côté. Au terme de l’entretien, André Fourquet déclare au commandant François Cardeilhac : « Je verrai cet après-midi si je dois me rendre. Dans ce cas, je viendrai vous trouver avec les enfants. »

Un certain optimisme se manifeste alors parmi les gendarmes et journalistes. Mais il est de courte durée, car André Fourquet, ayant réussi à réparer provisoirement le vieux poste transistor qu’il possédait, apprend la mort du gendarme Jean-Lucien Carratala sur lequel il a tiré hier matin. Cette nouvelle le bouleverse et modifie totalement son comportement.

L’après-midi, à 14 h 20, le commandant François Cardeilhac et le docteur Arnaud quittent le poste opérationnel sous une pluie battante et se dirigent à pied vers la ferme du Sayet. Le commandant laisse le médecin parisien, portant une bouteille de lait, franchir seul la cinquantaine de mètres le séparant de la maison. Le docteur Arnaud y pénètre sans incident à 14 h 30.

À 15 h 55, après un entretien de près d’une heure trente, le médecin sort seul et rejoint le commandant.

À leur retour au poste de commandement, à 16 h 10, le docteur Arnaud révèle qu’André Fourquet, redoutant des représailles après la mort d’un gendarme, a réclamé un délai de réflexion. Il tirera trois coups de feu pour annoncer sa décision. Le médecin affirme : « Il faut attendre encore. Sans aucun doute, l’espoir demeure. »

Le docteur Arnaud parle ensuite longuement d’André Fourquet [1] :

« Je croyais me trouver en présence d’un alcoolique ou d’un drogué, buté, fermé, et que le problème serait terminé en une heure, bien ou mal. Bien au contraire, j’ai rencontré un homme intelligent, mais qui se trouve dans un état paroxystique dû à des problèmes sentimentaux graves.

« André Fourquet n’est pas le forcené, imperméable à tout argument, que l’on peut s’attendre à trouver. Il a dû traverser une crise de démence. Maintenant il est calme. Il réalise peu à peu la situation dans laquelle il s’est mis.

« Il m’a reproché de lui avoir caché la mort du gendarme. Cette nouvelle l’a profondément bouleversé. Il est en proie à un remords sincère et profond. Il est parfaitement conscient de la gravité de son acte et réagit donc en ce sens très sainement. Toutefois, si cette nouvelle l’a terriblement marqué, elle ne l’a pas poussé à entreprendre une action funeste. »

Pour le docteur Arnaud, l’origine de cette affaire se trouve dans la désunion du couple d’André Fourquet :

« Ils sont braqués l’un contre l’autre, et les apparences sont contre Fourquet. Au moment du divorce, le tribunal a tranché rapidement en confiant la garde des enfants à la mère. Or, je suppose, d’après ce que m’a dit Fourquet, qu’elle n’en est pas digne. Le père est très fortement attaché à ses enfants et il ne peut supporter l’idée d’en être séparé. L’origine de ce drame est là.

« C’est là aussi que semble résider la solution. Quand il aura la certitude que les enfants ne seront plus confiés à sa femme, il comprendra qu’il faut se rendre. Il en est maintenant à la fin de la phase aiguë de sa crise et la responsable est celle qui a provoqué cette phase aiguë.

« Les deux enfants sont assez confortablement installés et ne se montrent pas du tout apeurés. Ils sont absolument solidaires de leur père. Ils sentent l’amour passionné que celui-ci leur porte et en sont fiers. Alors que je me trouvais à l’intérieur de la maison, Fourquet a renouvelé en ma présence et devant les enfants la menace déjà formulée plusieurs fois : “Si on les confie à nouveau à ma femme, je les tue et je me tue après”. Les deux enfants ont entendu ces propos en souriant. »

Enfin, le docteur Arnaud précise qu’André Fourquet suit attentivement tous les bulletins d’information le concernant grâce à son transistor.

À 17 h 35, le lieutenant-colonel Gérard s’approche à bord d’un half-track de la maison d’André Fourquet et l’avertit que le médecin ne sera plus autorisé à intervenir s’il n’a pas pris de décision à 18 heures.

André Fourquet lui répond : « Je ne lâcherai pas mes enfants tant que vous n’aurez pas fait revenir ma femme ici. Et puis, maintenant, il y a un mort entre vous et moi… »

À son retour au poste opérationnel, le lieutenant-colonel Gérard déclare : « Une nouvelle fois, la dernière pour ce soir, je l’ai incité par haut-parleur à libérer ses enfants et à se rendre. Je lui ai donné un quart d’heure pour tirer les trois coups de feu qui doivent nous faire connaître qu’il aurait pris cette décision. Mais j’ai peu d’espoir qu’il s’y résigne ce soir. »

À 18 heures, André Fourquet refuse de se rendre.

Les gendarmes, qui avaient initialement envisagé de donner l’assaut à la maison, hésitent maintenant, de peur qu’il tue ses enfants et se suicide. Dans une déclaration à la radio, sa femme a exprimé la même crainte.

 

Revue de presse – France

Logo France Inter 1967

Onze sujets sont traités au journal radiophonique de 20 h 00 sur France Inter, présenté par Jean-Pierre David. L’affaire de Cestas est l’avant-dernier, commenté en studio par Éric Couderc. On peut entendre une déclaration du commandant François Cardeilhac au micro de Jean-Claude Duthil, correspondant local.


France Soir, 13/02/1969, p. 1

À la une de France Soir, un sobre titre figure dans la sous-tribune : « Épargner les enfants du forcené de Cestas : principal souci des gendarmes qui le cernent ».


Le Monde, nº 7493, 14 février 1969, p. 1Le Monde (nº 7493, daté du 14 février 1969) publie une correspondance de Bordeaux intitulée « L’attente continue à Cestas (Gironde) où le forcené refuse de se livrer ».


La Nouvelle République du Centre-Ouest, 13/02/1969, n° 7423, p. 1

La une de La Nouvelle République du Centre-Ouest (nº 7423) veut susciter l’émotion du lectorat avec le titre central « Nouvelle nuit de veille et d’angoisse autour de la maison du forcené de Cestas », illustré de photographies du « forcené » et de ses enfants.


Le Parisien libéré, 13/02/1969, n° 7607, p. 1

Le Parisien libéré (nº 7607) consacre la majeure partie de sa une à l’événement, illustrée de cinq photographies :

« Que vont devenir Aline (9 ans) et Francis (10 ans) ?

« Barricadé depuis une semaine, soutenant le siège depuis 48 heures

« Le forcené de Cestas : “Je vous rendrai les enfants quand ma femme viendra se faire tuer.” »

On note que les deux enfants ont été rajeunis : Francis a perdu un an, Aline quatre…


La République des Pyrénées, 13/02/1969, n° 7449, p. 1

À la une de La République des Pyrénées (nº 7449), un titre tri-phrasé :

« Le forcené de Cestas tient toujours tête aux gendarmes

« La mère tremble pour ses enfants : “S’il se voit pris il les tuera”

« “Nous attendrons huit jours s’il le faut” déclarent les responsables… »


Sud-Ouest, 13/02/1969, n° 7610, p. 1

À la une du grand quotidien régional Sud-Ouest (nº 7610), c’est le docteur Arnaud qui est mis en avant. L’anonymat qu’il voulait préserver est quelque peu malmené par la photographie… À la page 20, un article de Jacques Sylvain donne la relation détaillée de la journée d’hier. On y lit également une interview de Micheline Berton, l’ex-épouse d’André Fourquet, ainsi qu’un billet de Jean-Claude Guillebaud, intitulé « Une histoire d’amour ». Sud-Ouest ne nous en autorise malheureusement pas la reproduction ici…

« Un médecin parvient à pénétrer chez le forcené de Cestas pour soigner la petite Aline

« C’est le commandant de gendarmerie qui a apporté les premières bouteilles de lait aux deux enfants »

 

Revue de presse – Pays-Bas

amsterdam

Algemeen Handelsblad, 13/02/1969, n° 45959, p. 1

Le quotidien libéral amstellodamois Algemeen Handelsblad (nº 45959) publie les photographies d’André Fourquet et de ses enfants en page 5, avec un résumé de l’événement.

Algemeen Handelsblad, 13/02/1969, n° 45959, p. 5

Traduction P@ternet

« André Fourquet (trente-huit ans) à Cestas près de Bordeaux barricadé dans sa maison. Il refuse de rendre leurs deux enfants, Francis (onze ans) et Aline (treize ans), à son ex-femme. La police assiège maintenant la maison depuis dix jours, mais Fourquet n’a pas encore renoncé. Un gendarme a été tué hier pendant le siège. Fourquet a menacé de tuer ses enfants si la police fait un pas de plus.

« À la gauche de Fourquet, les deux enfants Francis (11 ans) et Aline (13 ans). »


Rotterdam

De Tijd, 13/02/1969, n° 40166, p. 1

Le quotidien catholique néerlandais De Tijd (nº 40166), édité à Rotterdam, publie une correspondance de Paris en page 9.

De Tijd, 13/02/1969, n° 40166, p. 9

Traduction P@ternet

« En France

« La police assiège un fou

« De notre correspondant

« PARIS, 13 février. Dans le village de Cestas, à vingt-cinq kilomètres de Bordeaux, André Fourquet tient encore en otages ses deux enfants, Francis (neuf ans) et Aline (onze ans). Entourée par une forêt, sa maison est complètement barricadée, et il a menacé de tuer ses enfants, puis lui-même, si quelqu’un ose approcher.
« Pourtant, hier, un médecin parisien a réussi à entrer dans la maison, après que Fourquet, un ouvrier de trente-huit ans, ait refusé un médecin de Bordeaux. Le médecin est resté vingt minutes et a examiné les deux enfants. Leur état n’est pas inquiétant.
« Parce que toute la nourriture est épuisée – il n’y a pas même d’eau – le médecin a apporté deux litres de lait. Quand il est sorti, il a refusé toute explication et caché son visage aux photographes. De très nombreux journalistes sont là pour couvrir cette affaire, suivie avec attention en France.
« L’enterrement de l’agent qui a été abattu par Fourquet mardi a eu lieu ce matin. En plus d’un vieux fusil, il est armé d’une carabine équipée d’une lunette de visée qui porte à mille cinq cents mètres. Une brigade de police, équipée d’une mitrailleuse et deux voitures blindées, monte la garde jour et nuit.
« Un drame conjugal est à l’origine de ce triste événement. Après son divorce, la garde des enfants a été confiée à sa femme. L’homme voulait garder ses trois enfants avec lui et les a pris le 3 février. L’aînée, Chantal (quatorze ans), a cependant réussi à s’échapper lundi et a alerté la police, qui a dressé le siège.
« Ils ont l’espoir que Fourquet se rendra bientôt, comme il l’a fait en 1967. Ayant alors déjà retenu ses enfants, il a ensuite été condamné à six ans de prison. »

 

Revue de presse – Suisse

Zurich

Die Tat, nº 37, 13/02/1969, p. 1Die Tat (nº 37), quotidien suisse de langue allemande édité à Zurich, capitale du canton éponyme, publie une dépêche de l’agence United Press International à la page 14.

Die Tat, nº 37, 13/02/1969, p. 14

Traduction P@ternet

« Un père menace de tuer ses enfants

« Bordeaux : d’importantes forces de police ont assiégé la maison d’André Fourquet, cinquante-huit ans, près de Bordeaux (France). Les policiers sont équipés de deux voitures blindées et d’une automitrailleuse, mais ils peuvent rien faire contre l’homme armé qui s’est barricadé dans sa maison, car Fourquet menace de tuer les enfants si l’un des fonctionnaires approche de la maison. Âgé de cinquante-huit ans, il a déjà tué un agent de police mardi. Il détient sa fille de neuf ans et son fils de onze ans, Francis, dans la maison barricadée. Les habitants d’un village voisin ont déclaré que Fourquet s’était déjà barricadé deux fois à son domicile. Les deux fois, le prêtre de sa paroisse et la police avaient pu le convaincre de quitter la maison. (upi) »

 

Revue de presse – Canada

Calgary

The Calgary Herald, 13/02/1969, p. 1

The Calgary Herald, quotidien canadien anglophone publié à Calgary, la plus grande ville de la province canadienne de l’Alberta, publie comme hier une simple dépêche d’agence en page 2.

The Calgary Herald, 13/02/1969, p. 2

 

Revue de presse – États-Unis

Phoenix

The Arizona Republic, 13/02/1969, n° 273, p. 1

The Arizona Republic (nº 273), le plus grand quotidien de Phoenix, capitale de l’Arizona, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page C-9, titrée « Army halftrack delivers milk to kids ». Au vu des nombreuses coquilles, on peut penser qu’il s’agit d’un ajout tardif qui n’a pas fait l’objet d’une relecture.

The Arizona Republic, n° 273, 13/02/1969, p. C-9


San Bernardino

The Sun, n° 75, 13/02/1969, p. 1

The Sun (nº 75), quotidien de San Bernardino, en Californie, publie une brève dépêche de l’agence Associated Press en page B-16, titrée « Father Holds Children Hostage », avec les photographies d’André Fourquet et de ses enfants.

The Sun, n° 75, 13/02/1969, p. B-16


Orangeburg

The Times and Democrat, 13/02/1969, p. 1The Times and Democrat, quotidien d’Orangeburg, en Caroline du sud, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 3B.

The Times and Democrat, 13/02/1969, p. 3B


Hartford

The Hartford Courant, vol. CXXXII, nº 44, 13/02/1969, p. 1The Hartford Courant (vol. CXXXII, nº 44), le plus important quotidien du Connecticut, édité dans la capitale Hartford, publie comme hier une dépêche de l’agence Associated Press en page 4.

The Hartford Courant, vol. CXXXII, nº 44, 13/02/1969, p. 4


Bridgeport

The Bridgeport Post, vol. LXXXVI, n° 37, 13/02/1969, p. 1

Au sud du Connecticut, à Bridgeport, le quotidien The Bridgeport Post (vol. LXXXVI, nº 37) publie une brève dépêche de l’agence Associated Press en page 6, titrée « Holds His Children Hostage », avec les photographies d’André Fourquet et de ses enfants.

The Bridgeport Post, vol. LXXXVI, n° 37, 13/02/1969, p. 6


Orlando

Orlando Sentinel, vol. 84, nº 276, 13/02/1969, p. 1L’Orlando Sentinel (vol. 84, nº 276), principal quotidien d’Orlando, en Floride, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 2-B dans ses deux éditions matinales.


Tampa

The Tampa Times, nº 6, 13/02/1969, p. 1Toujours en Floride, à Tampa, au sud-ouest d’Orlando, deux quotidiens relatent également l’affaire. The Tampa Times (nº 6) publie une brève dépêche de l’agence Associated Press en page 11A illustrée par les photographies d’André Fourquet et de ses deux enfants.

The Tampa Times, nº 6, 13/02/1969, p. 11A

The Tampa Tribune, nº 44, 13/02/1969, p. 1The Tampa Tribune (nº 44) publie une dépêche plus détaillée de l’agence Associated Press en page 4A.


Indianapolis

The Indianapolis Star, vol. 66, n° 253, 13/02/1969, p. 1

The Indianapolis Star (vol. 66, nº 253), quotidien d’Indianapolis, capitale de l’Indiana, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 80, titrée « 2 Hostages Get Milk In Siege ».

The Indianapolis Star, vol. 66, n° 253, 13/02/1969, p. 80


Muscatine

The Muscatine Journal, 13/02/1969, p. 1

À la une de The Muscatine Journal (nº 37), quotidien de Muscatine, dans l’Iowa, est publiée une brève dépêche de l’agence Associated Press, titrée « Holds children hostage », avec les photographies d’André Fourquet et ses enfants.

The Muscatine Journal, n° 37, 13/02/1969, p. 1


Shreveport

The Shreveport Times, vol. 98, nº 78, 13/02/1969, p. 1-AThe Shreveport Times (vol. 98, nº 78), quotidien de Shreveport, en Louisiane, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 11-A.

The Shreveport Times, vol. 98, nº 78, 13/02/1969, p. 11-A


Springfield

Springfield Daily News, vol. 79, nº 38, 13/02/1969, p. 1Le Springfield Daily News (vol. 79, nº 38), principal quotidien de Springfield, une des plus grandes villes du Missouri, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 15.

Springfield Daily News, vol. 79, nº 38, 13/02/1969, p. 15


Rochester

Democrat and Chronicle, 13/02/1969, p. 1

Democrat and Chronicle, quotidien de Rochester, dans l’État de New York, publie une brève dépêche de l’agence Associated Press en page 16A, titrée « Milk for Captive French Children ».

Democrat and Chronicle, 13/02/1969, p. 16A


Dover

The Times-Reporter, vol. 66, n° 182, 13/02/1969, p. 1

The Times-Reporter (vol. 66, nº 182), quotidien de Dover, dans l’Ohio, publie une brève dépêche de l’agence Associated Press en page 12, sans titre.

The Times-Reporter, vol. 66, n° 182, 13/02/1969, p. 12


Newark

The Newark Advocate, 13/02/1969, p. 1

Toujours dans l’Ohio, un peu plus au sud, à Newark, The Newark Advocate publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 29, sans titre, avec les photographies d’André Fourquet et ses enfants. Coïncidence involontaire due à des contraintes de mise en page ou décision rédactionnelle, on ne sait, mais la dépêche est placée juste au-dessus de la rubrique nécrologique…

The Newark Advocate, 13/02/1969, p. 29


Allentown

The Morning Call, nº 25537, 13/02/1969, p. 1The Morning Call (nº 25537), quotidien édité à Allentown, à l’est de la Pennsylvanie, publie une dépêche de l’agence Associated Press à la page 9.

The Morning Call, nº 25537, 13/02/1969, p. 9


Pittsburgh

Pittsburgh Post-Gazette, vol. 42, n° 169, 13/02/1969, p. 1

La Pittsburgh Post-Gazette (vol. 42, nº 169), le plus grand quotidien diffusé à Pittsburgh, à l’ouest de la Pennsylvanie, publie la même dépêche de l’agence Associated Press à la page 42.

Pittsburgh Post-Gazette, vol. 42, n° 169, 13/02/1969, p. 42


Nashville

The Nashville Tennessean, vol. 63, n° 292, 13/02/1969, p. 1

The Nashville Tennessean (vol. 63, nº 292), principal quotidien de Nashville, capitale du Tennessee, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 35, titrée « French Hostages Delivered Milk ».


Abilene

The Abilene Reporter-News, n° 234, 13/02/1969, p. 1

Dans son édition vespérale, The Abilene Reporter-News (nº 234), quotidien d’Abilene, au Texas, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 4-A, titrée « Army Takes Milk To French Kids Held Hostage ».

The Abilene Reporter-News, n° 234, 13/02/1969, p. 4-A


Austin

The Austin American, vol. 55, nº 179, 13/02/1969, p. 1Au sud-est d’Abilene, à Austin, capitale du Texas, le quotidien The Austin American (vol. 55, nº 179) publie une dépêche plus courte de l’agence Associated Press en page 43.

The Austin American, vol. 55, nº 179, 13/02/1969, p. 43


The Austin Statesman, vol. 98, nº 141, 13/02/1969, p. 1The Austin Statesman (vol. 98, nº 141), autre quotidien d’Austin, publie la même dépêche de l’agence Associated Press en page A19.

The Austin Statesman, vol. 98, nº 141, 13/02/1969, p. A19


San Antonio

San Antonio Express, n° 104, 13/02/1969, p. 1

Au sud-ouest d’Austin, à San Antonio, le quotidien San Antonio Express
(nº 104) publie une dépêche plus courte de l’agence Associated Press en page 2-A.

San Antonio Express, n° 104, 13/02/1969, p. 2-A


Danville

The Danville Register, n° 28193, 13/02/1969, p. 1

The Danville Register (nº 28193), quotidien de Danville, en Virginie, publie une dépêche de l’agence Associated Press en page 11-C, sans titre.

The Danville Register, n° 28193, 13/02/1969, p. 11-C


Spokane

The Spokesman-Review, n° 275, 13/02/1969, p. 1

The Spokesman-Review (nº 275), quotidien de Spokane, dans l’État de Washington, publie une dépêche de l’agence Associated Press à la page 38 de sa dernière édition du matin, titrée « Halftrack Takes Milk to Hostages ».

The Spokesman-Review, n° 275, 13/02/1969, p. 38


La Crosse

La Crosse Tribune, vol. 64, n° 267, 13/02/1969, p. 1

La Crosse Tribune (vol. 64, nº 267), quotidien de La Crosse, dans le Wisconsin, publie une dépêche de l’agence Associated Press à la page 18, titrée « Held Hostage Since Feb. 3 », avec les photographies d’André Fourquet et ses enfants. Le texte de la dépêche a fait l’objet d’un rewriting qui transforme le gendarme abattu accidentellement en héros « attempting to get close enough to rescue the boy and girl ».

La Crosse Tribune, vol. 64, n° 267, 13/02/1969, p. 18

 

Revue de presse – Brésil

São Paulo

Diário da Noite, n° 13342, 13/02/1969, p. 1

Le Diário da Noite (nº 13342), quotidien de São Paulo, au Brésil, publie une dépêche de l’Agence France Presse à la page 18.

Diário da Noite, nº 13342, 13/02/1969, p. 18

Traduction P@ternet

« Un fou contre les gendarmes pendant huit jours : un mort

« BORDEAUX, Sud-Ouest de la France, 12 (AFP) – Une petite armée de gendarmes avec des véhicules blindés a tenu aujourd’hui son huitième jour de siège sans se décider à attaquer un contremaître devenu fou qui s’est retranché avec ses deux enfants et a menacé de les tuer si on essaye de l’arrêter.
« Le contremaître, André Fourquet, trente-huit ans, s’est retranché dans une ferme de la ville de Cestas avec sa fille Aline, treize ans, et son fils Francis, dix ans, et a commencé à tirer en visant les gendarmes qui ont essayé d’approcher pour récupérer les enfants, réclamés par leur mère. Un des gendarmes est mort hier après avoir reçu une balle dans le cœur, mais ses collègues n’ont pas encore décidé de mener l’assaut de la ferme, de peur que le dément tue les enfants.
« L’assiégé a permis aujourd’hui la visite d’un médecin qui a examiné les enfants et a dit qu’ils étaient en assez bonne santé.
« Divorcé, Fourquet a refusé de rendre ses enfants après une visite qu’ils lui ont faite et les gendarmes se sont présentés à sa ferme le 5 février pour tenter de les récupérer. Mais le contremaître les a reçus avec des balles.
« La fille aînée de Fourquet, quatorze ans, a également été retenue par son père, mais a pu s’échapper et expliquer aux gendarmes l’état d’agitation du contremaître.
« Après qu’un gendarme ait été tué et un autre blessé, des véhicules blindés sont venus, mais sont restés à ce jour à une distance prudente de la ferme. »

 

Revue de presse – Australie

Canberra

The Canberra Times, vol. 43, n° 12234, 13/02/1969, p. 1

The Canberra Times (vol. 43, nº 12234), quotidien de Canberra, capitale de l’Australie, publie une dépêche du groupement d’agences Australian Associated PressReuters en page 7.

The Canberra Times, vol. 43, n° 12234, 13/02/1969, p. 7

 

Notes

  1. Les propos qui suivent sont reconstitués à partir de ce qui en a été publié par la presse.

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