Revue de presse du 9 juin 2022

Revue de presse






La qualité du sperme chez les hommes continue de décliner dans les pays occidentaux, mais les contours du problème restent obscurs, notamment quant aux substances chimiques contributives. Afin d’obtenir plus de clarté sur les produits chimiques qui entraînent la détérioration de la qualité du sperme, les auteurs de cette étude ont procédé à une évaluation des risques basée sur les expositions européennes. L’étude a visé des produits chimiques capables d’affecter la qualité du sperme après des expositions prénatales, parmi lesquels des antagonistes des récepteurs des androgènes, des substances qui perturbent les signaux des prostaglandines, suppriment la synthèse de la testostérone, inhibent les enzymes stéroïdogènes ou activent le récepteur d’aryl hydrocarbone. En additionnant les quotients de risque des vingt-neuf substances chimiques incluses dans l’évaluation, les auteurs ont examiné les dépassements d’expositions « acceptables » aux mélanges par rapport à une valeur d’indice de référence (1). Pour les bisphénols A, F et S, les phtalates DEHP, DBP, BBP et DINP, le butylparabène et le paracétamol, ils se sont appuyés sur des études de biosurveillance dans lesquelles ces neuf substances chimiques ont été mesurées ensemble chez les mêmes sujets.

Les sujets fortement exposés ont subi des expositions combinées aux neuf produits chimiques dépassant de plus de cent fois la valeur de l’indice de référence. La prise en compte des expositions de fond médianes aux vingt produits chimiques restants a ajouté un indice de danger de 1,39. Le bisphénol A a contribué le plus à l’indice, suivi des dioxines polychlorées, des bisphénols S et F et du DEHP. L’élimination du bisphénol A seul laisserait toujours des risques de mélange inacceptables. Le paracétamol est également un facteur de risque de mélange chez les sujets utilisant le médicament.

Les expositions tolérables aux substances associées à la détérioration de la qualité du sperme sont donc largement dépassées. Les bisphénols, dioxines polychlorées, phtalates et analgésiques sont à l’origine de ces risques. Des efforts soutenus pour réduire les expositions à ces substances sont nécessaires pour atténuer les risques.




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