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Violence et réactions violentes !

Jean Gabard (© D.R.)

Les femmes ont été infériorisées et dominées. Beaucoup le sont encore aujourd’hui…

C’est malheureusement vrai et c’est la raison pour laquelle je peux comprendre la réaction des femmes et même leur violence.

Mais permettez-moi de ne pas l’approuver !

Je ne cherche pas à stigmatiser les personnes qui peuvent réagir violemment. Mon propos est plutôt de réfléchir sur l’idéologie qui cautionne ces comportements négatifs et qui, pour contrecarrer une idéologie patriarcale dans l’erreur, propose une vision toute aussi erronée.

Réagir contre l’infériorisation de la femme différente était nécessaire (et il faut remercier les féministes de l’avoir fait), mais nier la différence des sexes pour éviter d’avoir à la gérer ne me semble pas une solution. De la même façon que la discrimination du sexe dit faible (qui était une façon de ne pas assumer la différence) a permis de cautionner la violence de l’homme, la dénégation de la différence des sexes par l’idéologie féministe dominante permet de fermer les yeux sur la violence de la femme, qui ne laisse pas toujours des traces visibles mais qui est tout aussi destructrice. Cette impunité est non seulement humiliante pour l’homme mais dangereuse car elle décuple sa colère.

Refuser la différence des sexes amène à ne pas la prendre en compte et à ne pas respecter l’autre. Ce non respect faisait croire au « macho » que le viol d’une femme n’était « pas si grave que ça » (la fragilité de la femme était vue comme un signe de son infériorité) ! Ce même non respect fait dire aujourd’hui à des féministes que l’homme, ne possédant pas la même solidité psychique qu’elles, est responsable de sa faiblesse et, s’il se sent blessé, « qu’il fasse un travail sur lui pour y remédier » ! Tout ceci parce que la réaction féministe voudrait nous faire croire que les différences sont uniquement dues à une construction sociale sexiste.

Le refus de la différence de structuration du psychisme chez l’homme et chez la femme est en fait un refus des limites, un refus du manque et de la frustration.

L’humain considéré pendant des siècles comme un enfant qui devait se soumettre cherche aujourd’hui, en réaction, à se libérer de toutes les contraintes et aspire à la toute-puissance. Il refuse la castration au lieu de l’assumer pour devenir adulte. Cette conception de la liberté est mortifère et nous commençons, hélas, à en réaliser les conséquences avec nos « enfants-rois », dans les familles, à l’école et dans de multiples domaines.

Il y a encore du chemin à faire pour sortir des erreurs de la société patriarcale et pour corriger les dérives de l’idéologie féministe !

Mais n’est-ce pas un projet passionnant pouvant donner sens à nos vies ?

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