Le confinement engendre une violation du principe de coparentalité de façon inadmissible de la part de parents avant tout inhumains, n’hésitant pas à laisser les enfants et leur autre parent s’enliser plus encore dans la souffrance et l’angoisse

Communiqué de l’association J’aime mes 2 parents

J’aime mes 2 parents

Non, il n’y a pas que la violence conjugale qui galope…

Non, il n’y a pas que les violences physiques intra-familiales qui courent !

Il y a toute cette violence qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas, car elle est avant tout psychologique et pourtant particulièrement redoutable et terriblement destructrice !

Les résultats hallucinants de l’enquête mise en place à partir du 9 avril dernier, soit après un peu plus de trois semaines de confinement, jusqu’au 20 avril dernier, soit après un peu moins de cinq semaines de confinement : le confinement engendre une violation du principe de coparentalité de façon inadmissible de la part de parents avant tout inhumains, n’hésitant pas non plus à laisser les enfants s’enliser plus encore dans la souffrance et l’angoisse, faisant fi des textes officiels.

Le samedi 25 avril dernier, pour la quinzième année consécutive, un nombre de plus en plus important d’associations à travers le monde, englobant l’ensemble des continents, devait s’unir (y compris notre association qui avait planifié un nouvel événement sur la métropole lilloise) afin de célébrer à nouveau la journée internationale contre l’exclusion parentale, contre « l’aliénation parentale » (terme anglo-saxon pas toujours bien compris et que des chercheurs et professionnels apparentent aujourd’hui à une réelle « parentectomie », mot sans nul doute plus visuel et plus réaliste mais surtout très parlant). Pour combattre l’aliénation parentale, il est capital d’éduquer chacune et chacun afin de les alerter à propos des dangers qu’elle représente.

Les premières victimes sont avant tout les enfants, pris généralement au piège par l’un des deux parents au cœur même du tourbillon de la séparation particulièrement conflictuelle. Ainsi, l’un des deux parents met tout en place pour exclure l’autre parent de la vie des enfants, n’hésitant pas à manipuler leurs propres enfants pour qu’ils deviennent eux-mêmes acteurs du rejet du parent à ostraciser.

La crise sanitaire que nous vivons actuellement est venue soulever d’autres difficultés complémentaires, d’autres situations, compte tenu du confinement qui a alors permis à des parents peu scrupuleux, considérant que leur(s) enfant(s) leur appartient/appartiennent, des parents généralement qualifiés d’aliénants, ou bien encore de pervers narcissiques, ou de parents toxiques, et généralement jusqu’au-boutistes, qui, profitant de l’occasion de la pandémie, ont ainsi mis en place autant de stratégies que possible afin d’instaurer une coupure nette et précise entre les enfants et leur autre parent, au mépris de leurs inquiétudes, de leurs angoisses quant à l’état de santé de leur autre parent et le besoin d’être rassurés, permettant ainsi de se les approprier plus encore, de, possiblement, les manipuler davantage.

Ainsi, faisant fi des textes officiels parus par l’intermédiaire du ministère de la Justice à cette occasion, un certain nombre de parents ont bel et bien décidé, unilatéralement, de passer outre !

Ils ont été 537 à répondre à l’enquête lancée par l’association J’aime mes 2 parents en ce mois d’avril 2020, adhérent(e)s, sympathisant(e)s et de nombreux parents sans attache particulière à l’association, si ce n’est qu’ils consultent notre site et notre page Facebook. Ainsi, chacun et chacune a pu exprimer ses difficultés, son injustice vécue, ses souffrances à supporter.

Ces résultats ont été transmis au gouvernement, afin que les membres impliqués (Premier Ministre, ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Solidarités et de la Santé, y compris la protection de l’enfance s’y attachant), ainsi que le Défenseur des droits, prennent conscience des drames plus sérieux, hélas silencieux, qui se jouent, à commencer pour les enfants. Pas de réponse à ce jour…

Vous découvrirez, par ces résultats (fichier joint), l’ampleur des dégâts qui s’installent et qui, malheureusement, risquent de durer si rien n’est mis en place dès la reprise des infrastructures de notre pays.

Non, il n’y a pas que la violence conjugale qui galope…

Non, il n’y a pas que les violences physiques intra-familiales qui courent !

Il y a toute cette violence qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas, car elle est avant tout psychologique et pourtant particulièrement redoutable et terriblement destructrice !

Les résultats parlent d’eux-mêmes !

Le non-respect à la coparentalité durant le confinement se décompose ainsi :

  • 32 % : refus d’appliquer le jugement, pourtant exécutoire, par l’autre parent
  • 2 % : accord tacite entre les deux parents (report des rencontres et droits)
  • 15 % : absence de structure (fermeture actuelle) dans le cadre des rencontres médiatisées
  • 5 % : trop de distance malgré l’attestation de déplacement dérogatoire car il y a une non compatibilité avec les mesures prises pour le confinement (régions différentes à traverser)
  • 2 % : absence de moyens de transport (trains, avions…)
  • 2 % : refus justifié par l’enfant / les enfants (peur de quitter le domicile)
  • 4 % : disparition du lieu de résidence de l’enfant / des enfants en compagnie de l’autre parent
  • 38 % : absence absolue de nouvelles – silence total de la part de l’autre parent (et des enfants).

La situation est devenue insoutenable pour les milliers de parents qui n’ont aucune nouvelle de leurs enfants, l’autre parent faisant délibérément barrage.

Elle est toute aussi insoutenable pour ceux qui ne peuvent plus rencontrer leurs enfants parce que la justice n’a proposé aucune alternative face à la fermeture des points rencontres.

Dans ces conditions, il faut espérer que nos institutions feront le nécessaire pour que les parents bafouant les jugements exécutoires et compatibles avec le déplacement dérogatoire aient à s’expliquer devant la justice suite aux plaintes déposées par celles et ceux qui ont dénoncé et dénoncent le fait d’être victimes de non-représentation(s) d’enfant(s). Et que les parents ayant perdu leurs droits de visite, parce que médiatisés (toutes les structures d’accueil étant fermées depuis le 17 mars dernier), puissent obtenir les moyens de renouer de façon urgente et prioritaire avec leur(s) enfant(s).

Le message des enfants victimes est clair : nous, on aime nos deux parents et nos papys et mamies !

Le message de toutes les victimes (adultes) est tout aussi clair : notre combat est juste et légitime. Nos enfants, nos petits-enfants ont aussi besoin de nous et nous avons besoin d’eux !

De nombreux adhérents, sympathisants et victimes comptent sur vous pour faire entendre leur situation commune et toute l’injustice vécue. Non, il n’y a pas que les violences conjugales qui s’amplifient, les violences physiques… Non, les violences psychologiques sont terribles et lourdes de conséquences.

L’association, par la voix de son président, reste bien entendu disponible afin de répondre à toute question, afin participer, dans la mesure du possible, à toute intervention souhaitée. N’hésitez pas à nous contacter.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Croyez à mes sentiments les meilleurs.

François Scheefer,
Président de l’association J’aime mes 2 parents

« Chaque enfant a droit à ses deux parents, chaque enfant a besoin de ses deux parents, chaque enfant a le droit d’aimer et d’entretenir des relations avec ses ascendants, à commencer par ses parents, mais aussi les autres membres familiaux maternels et paternels.

« Le Covid 19 n’a nul droit de servir d’alibi, permettant ainsi à un certain nombre de parents, sans le moindre scrupule, de bafouer, en toute illégalité, ces principes fondamentaux et porter gravement atteinte aux principes de la coparentalité. »

Faire un don

Totalement indépendant, ne bénéficiant à ce jour d’aucune subvention publique et ne vivant que de la générosité privée, P@ternet a besoin du soutien de ses lecteurs pour continuer, et se développer. Si cet article vous a intéressé, vous pouvez soutenir P@ternet grâce à un don ponctuel en cliquant sur l’image ci-dessous.

helloasso

Laissez un commentaire (respectez les règles exposées dans la rubrique “À propos”)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.