Revue de presse du 11 mai 2017

Revue de presse


Dares Analyses, nº 33, 11 mai 2017La diffusion de l’emploi à temps partiel est un des éléments de la transformation du marché du travail des dernières décennies. Son essor concerne une part croissante de la population en emploi et touche toutes les générations. Si la part de l’emploi à temps partiel s’est stabilisée pour les femmes depuis les années 2000, elle continue d’augmenter pour les hommes. Cependant, les femmes ont été et sont toujours les premières concernées par le temps partiel. Parmi les femmes en emploi nées entre 1935 et 1939, moins de 10 % travaillaient à temps partiel entre trente et trente-quatre ans, alors que leurs cadettes de vingt-cinq ans étaient deux fois plus nombreuses (20 %). Les hommes des mêmes générations étaient deux fois moins concernés (5 %). De génération en génération, les taux d’activité et d’emploi des femmes se rapprochent de ceux des hommes, mais l’emploi à temps partiel reste majoritairement féminin et représente une partie plus importante de la carrière des femmes.

Parmi les personnes ayant été à temps partiel à un moment donné entre vingt et quarante ans, six grands types de parcours professionnels se distinguent selon que le temps partiel est plus ou moins continu, tardif ou transitoire. Pour certaines, l’emploi à temps partiel est motivé par des raisons familiales ; pour d’autres, les caractéristiques professionnelles (diplôme, secteur d’activité…) jouent davantage, mais les frontières sont ténues et les deux dimensions interagissent dans de nombreux cas.

Entre les générations 1935 et 1964, la hausse du nombre d’enfants et du niveau de diplôme des travailleurs à temps partiel traduit une modification du comportement d’activité des mères, qui sont moins souvent professionnellement inactives lorsque leurs enfants sont jeunes et privilégient le temps partiel pour rester professionnellement actives ou reprendre un emploi, ainsi que l’émergence de nouvelles modalités d’entrée dans la vie active sur des emplois qualifiés pour lesquels le temps partiel constitue un passage obligé vers un emploi stable à temps complet.



Il a été suggéré que la qualité du sperme est un marqueur biologique de la morbidité et de la mortalité à long terme ; peu d’études ont cependant été menées sur ce sujet. Les auteurs de celle-ci ont identifié 5 370 hommes ayant consulté pour infertilité à l’hôpital de Frederiksberg, au Danemark, entre 1977 et 2010 ; 4 712 de ces hommes ont été suivis dans le registre national des patients danois jusqu’à leur première hospitalisation, leur décès ou la fin de l’étude. Les patients ont été classés selon les hospitalisations et la présence de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancer des testicules ou de cancer de la prostate. Une association claire a été trouvée entre une concentration de spermatozoïdes inférieure à 15 millions/ml, les hospitalisations toutes causes confondues et les maladies cardiovasculaires, par rapport aux hommes avec une concentration supérieure à 40 millions/ml. Les probabilités d’hospitalisation étaient également plus élevées avec un faible nombre total de spermatozoïdes et une faible motilité. Les hommes ayant une concentration de spermatozoïdes de 195 à 200 millions/mL ont été, en moyenne, hospitalisés pour la première fois sept ans plus tard que les hommes ayant une concentration de spermatozoïdes de 0 à 5 millions/mL. La qualité du sperme était associée à une morbidité à long terme et un risque d’hospitalisation significativement plus élevé a été constaté, en particulier pour les maladies cardiovasculaires et le diabète sucré. Cette étude confirme donc que la qualité du sperme est un biomarqueur puissant de l’état de santé général.

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